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Ajouter TN en tant que source préférée sur GoogleUn projet national intitulé « Infrastructure intelligente et durable » a été lancé vendredi 2 octobre 2026 à Tunis. Il vise à accompagner les entreprises et les acteurs économiques tunisiens dans leur transition vers la durabilité.
Le projet repose sur une coopération entre entreprises, startups, chercheurs, universités, experts et porteurs de projets, afin de développer des solutions répondant aux problèmes concrets de l’économie tunisienne. Il s’étend sur sept mois, jusqu’en avril 2027, et s’inscrit dans le programme « CréAfrique 2.0 ».
500 jeunes et porteurs de projets ciblés
Le projet prévoit d’accompagner 500 jeunes et porteurs de projets, d’associer 100 experts et chercheurs, d’entrer en contact avec 50 entreprises et d’accompagner 15 projets. Des visites sont programmées dans 12 villes et 10 articles scientifiques doivent être publiés sur les questions de durabilité.
Pour la cheffe du projet, Fatma Attia, l’initiative constitue un trait d’union entre chercheurs, porteurs de projets et entreprises, ce qui doit permettre de transformer les problèmes rencontrés sur le terrain en solutions applicables et adaptées à l’économie tunisienne.
Une caravane dans 12 villes
Selon elle, le projet dépasse la simple sensibilisation : il s’agit d’aller vers les régions et les secteurs économiques pour identifier leurs défis propres. Les difficultés du textile, a-t-elle cité en exemple, ne sont pas celles des composants automobiles.
Une « caravane de la responsabilité sociétale des entreprises » sillonnera ainsi Bizerte, Tunis, Sousse, Mahdia, Sfax, Djerba, Gabès, Tozeur, Sidi Bouzid, Kairouan, Le Kef et Béja, pour écouter les acteurs locaux et recenser les problématiques de durabilité de chaque région.
Quatre axes et un laboratoire d’innovation
Le projet s’articule autour de quatre axes : la sensibilisation aux enjeux de durabilité, la mesure des pratiques, des besoins et des défis des entreprises, la stimulation de l’innovation et le développement des compétences. Il couvre cinq domaines : l’emploi, la formation, l’innovation, la recherche scientifique et l’entrepreneuriat.
Un « laboratoire d’innovation » réunira entreprises, startups, experts, chercheurs et étudiants pour définir les problématiques, formuler des solutions et tester des prototypes. Un comité scientifique composé de chercheurs et d’experts encadrera la démarche.
Une première étude nationale sur la RSE
Le volet recherche prévoit la création d’un espace de recherche participative, en collaboration avec le Centre d’études et de recherches économiques et sociales. Une première étude nationale sur le niveau de maturité de la responsabilité sociétale des entreprises sera menée auprès de plus de 100 entreprises tunisiennes, de même qu’un guide national des bonnes pratiques.
Après le lancement officiel, un « Hackathon 2.0 » est prévu les 30 et 31 janvier 2027. Le projet s’achèvera par un forum sur l’innovation pour une infrastructure intelligente et durable, les 20 et 21 avril 2027, où les résultats seront présentés.
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