Economie

Transition énergétique : la bancabilité domine les investissements en Afrique

    L’Afrique du Nord s’impose progressivement comme l’un des pivots de la transition énergétique du continent africain, dans un contexte mondial marqué par la volatilité des marchés de l’énergie, l’urgence climatique et la recomposition des flux d’investissement.

    En 2025, l’ensemble du continent africain a capté 13,84 milliards de dollars d’investissements dédiés à la transition énergétique, selon un rapport récemment publié par Electron Intelligence, cabinet d’intelligence économique spécialisé dans les marchés africains de l’énergie. Intitulé « Africa’s Power and Energy Transition Investment Report 2025 », le document met en évidence une dynamique encore fragile et dominée par la dette et portée par un nombre limité d’acteurs financiers majeurs.

    L’analyse des structures de financement met en évidence « la prédominance de la dette, qui représente à elle seule 9,05 milliards de dollars, soit près de 65% des investissements réalisés en 2025 », selon ce rapport.

    Cette orientation reflète la préférence des investisseurs pour des instruments offrant une meilleure visibilité sur les flux de trésorerie, dans un environnement marqué par les risques réglementaires, monétaires et opérationnels.

    Les capitaux propres arrivent en deuxième position avec 2,48 milliards de dollars, suivis des subventions qui totalisent 1,17 milliard de dollars. Les garanties ont mobilisé 656,5 millions de dollars, jouant un rôle essentiel dans l’atténuation des risques perçus, tandis que les financements mixtes n’ont représenté que 456,9 millions de dollars, malgré leur potentiel de levier sur les capitaux privés.

    Selon ce rapport, « l’année 2025 a également été marquée par une activité notable en matière de fusions-acquisitions, avec 15 opérations recensées pour un montant cumulé de 1,4 milliard de dollars à l’échelle du continent », soulignant que « ces transactions traduisent une phase de consolidation progressive du secteur énergétique africain, dans laquelle des acteurs régionaux et internationaux cherchent à renforcer leurs positions sur des marchés jugés stratégiques ».

    Au-delà des volumes financiers, le rapport souligne que « la bancabilité des projets demeure le principal critère guidant les décisions d’investissement. Les capitaux se concentrent sur des projets disposant de contrats d’achat d’énergie crédibles, d’une répartition claire des risques, d’une capacité d’exécution confirmée et d’un accès garanti aux infrastructures de réseau. À l’inverse, les projets insuffisamment structurés ou exposés à des incertitudes réglementaires peinent à franchir le cap du financement ».

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