Un Tunisien établi à l’étranger ne déclare ses revenus étrangers en Tunisie que s’il y devient résident. Sinon, seul le revenu de source tunisienne est taxé. Mais l’impôt n’est qu’une moitié du dossier. Le change obéit à une logique propre, que la loi de finances 2026, le projet de code des changes et la transparence internationale redessinent.
| 183 jours
Seuil annuel de résidence fiscale (art. 2) |
80 %
Abattement sur les pensions étrangères transférées (art. 37) |
5 868,7 MD
Revenus du travail au 20 août 2026, en hausse de 5,4 % |
Premier filtre : la résidence, jamais la nationalité
L’article 2 du code de l’IRPP et de l’IS soumet à l’impôt sur l’ensemble de leurs revenus les personnes disposant en Tunisie d’une habitation principale ou y séjournant au moins 183 jours dans l’année civile.
Le non résident n’est imposé que sur ses revenus de source tunisienne : immeubles, capitaux mobiliers placés dans le pays, pensions servies par un débiteur tunisien, activités exercées sur place. Le décompte se fait par année civile du fait que moins de 183 jours ne confèrent pas la résidence, même si le séjour se prolonge l’année suivante.
Le non résident avéré
Pour le Tunisien réellement établi à l’étranger, salaires, loyers et dividendes de source étrangère échappent à l’IRPP tunisien et n’appellent aucune déclaration. Le ministère des Finances l’a rappelé le 16 mai 2025. Aucune mesure fiscale nouvelle ne vise les TRE, dispensés d’attestation fiscale sur leurs revenus perçus hors du territoire.
L’article 52 de la loi de finances 2026 les dispense aussi de joindre une attestation de résidence étrangère à leur déclaration. L’enjeu macroéconomique explique cette bienveillance notant que les revenus du travail ont atteint 5 868,7 millions de dinars au 20 août 2026, en hausse de 5,4 %.
Cette sécurité exige de la rigueur probatoire. En matière de change, est non résident le Tunisien domicilié à l’étranger depuis au moins deux ans, dont les séjours n’ont pas dépassé 183 jours par période de 365 jours. Pour les avantages fiscaux réservés aux TRE, le plafond tombe à 120 jours.
Le basculement en résident