Tunisie – A. Abid: “40% des élèves se procurent de la drogue dans les écoles”

le ministre de l’éducation, Abdelatif Abid a confirmé l’existence du phénomène de drogue et d’alcool dans nos écoles, outre le phénomène du tabagisme qui s’ y est , depuis longtemps déjà, répandu.

Il a sollicité plus de contrôle parental pour endiguer ce fléau. Il a appelé les parents à “serrer la vis” pour leurs enfants en contrôlant, strictement, leur argent de poche.

Selon la dernière enquête statistique menée par le ministère de l’éducation et le ministère de la santé, 12 élèves inscrits dans les établissements scolaires parmi 30 avouent avoir déjà eu accès à la drogue dans ces établissements.

Autrement exprimés, ces chiffres veulent dire que 40% des élèves se sont déjà procuré de la drogue à l’intérieur même des établissements scolaires.

Ceci suppose aussi l’existence de bandes de distribution et de réseaux de trafic de drogue aux quels les lycéens peuvent avoir accès sans aucune difficulté de drogue dans les écoles. Ce qui augmenterait encore plus ce chiffre en décomptant les dealers, en plus des acheteurs.

Et si on ajoute à ce chiffre, celui des gosses qui se procurent leurs doses en dehors des établissements scolaires, c’est à dire auprès des circuits classiques, dans la rue, nous franchirons allègrement le cap de 50% des élèves qui traficotent dans les stups.

Et comme ces chiffres constituent une moyenne, et vu qu’il y a certainement des établissements encore indemnes de ce fléau, cela équivaudrait à dire, que sur l’autre versant, il y a des lycées voire des collèges, où ces chiffres atteignent les 100%.

Allons donc! on est bien d’accord que le phénomène existe, et qu’il faut s’attabler à y remédier. Mais de là, à débiter des chiffres pareils, c’est une autre paire de manches.

Pourquoi s’acharne-t-on à nous faire croire que la moitié de nos gosses sont des délinquants et qu’ils se droguent dans leurs écoles?

Qu’on veuille nous faire digérer ces chiffres pou accuser les régime déchu de laxisme, ou de ce qu’on veut, passe encore, mais pourvu que cette médiatisation ne soit pas orchestrée en vue de “faire passer la dragée” de la banalité du phénomène, en prévision d’une éventuelle dépénalisation qui serait à redouter pour le bien des générations futures.

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