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Tunisie: Abir Moussi: Voilà pourquoi Rached Ghannouchi tient tant à changer le mécanisme de vote au sein de l’ARP

Tunisie: Abir Moussi: Voilà pourquoi Rached Ghannouchi tient tant à changer le mécanisme de vote au sein de l’ARP

La présidente du PDL, Abir Moussi a déclaré aujourd’hui que la santé des députés et la bonne application du protocole sanitaire sont le cadet des soucis du président du Parlement, Rached Ghannouchi et des blocs qui le soutiennent.

Elle a, à cet effet, expliqué que Ghannouchi n’a jamais pris en considération ses appels à organiser les plénière dans le bâtiment annexe, qui a le double de la capacité d’accueil du bâtiment principal de l’ARP, afin de garantir la distanciation sociale entre députés. Il n’a pas, non plus écouté les recommandations du médecin du parlement, Dr. Maher Ayadi, à ce propos, a-t-elle ajouté.

Ghannouchi chercherait à éviter le vote présentiel

La députée a estimé que le président du Parlement et son bloc parlementaire cherchent à faire passer, coûte que coûte, les mesures exceptionnelles de travail au sein du Parlement, en particulier le télétravail, pour éviter que les députés votent de façon présentielle.

Ainsi les députés voteront sans discuter le contenu des projets de lois, notamment la loi électorale, a-t-elle expliqué, ajoutant que le vote à distance ne permet de connaitre l’identité des votants qu’après un certain temps.

Le président du Parlement cherche à avoir le pouvoir absolu et à écarter les autres représentants pour qui le peuple a voté, a lancé Abir Moussi, rappelant qu’au cours de la période de confinement Rached Ghannouchi était intervenu dans plusieurs dossiers suspects et qu’il s’est même entretenu, à l’époque, avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Elle a déclaré que, les fois précédentes, l’approbation des mesures exceptionnelles s’est faite dans le cadre de sessions plénières et a été publiée dans le JORT, estimant que l’arrachement de cette compétence de la part du Bureau du Parlement constitue un dangereux précédent.

Et la solution? 

Admettant que la plupart des salles du Parlement sont peu spacieuses et manquent d’aération, la députée a reconnu que le travail à distance semble nécessaire lorsqu’il s’agit des commissions parlementaires. Par contre, en ce qui concerne les plénières, la salle du bâtiment annexe pourrait contenir le double du nombre des députés, bien qu’il soit quasiment impossible que les 217 soient présents au même temps.

Elle a également estimé que même si les mesures exceptionnelles sont adoptées, aucune loi fondamentale ne doit passer jusqu’à ce que le travail parlementaire reprenne de façon normale, ajoutant que l’application des mesures exceptionnelles doit se faire en utilisant la technique de la reconnaissance faciale et être limitée dans le temps.

 

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