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Tunisie – Accusé de nombreux abus, Habib Khedher sur le point de se faire éjecter de l’ARP par « tonton »

Tunisie – Accusé de nombreux abus, Habib Khedher sur le point de se faire éjecter de l’ARP par « tonton »

Le dirigeant au sein d’Ennahdha et neveu préféré de son président, Habib Khedher, n’a pas cessé d’accumuler les bêtises, depuis sa nomination à la tête du cabinet de Rached Ghannouchi, président de l’ARP.

Depuis cette nomination, Habib Khedher n’a pas cessé de susciter des polémiques, à commencer par les critères retenus par Ghannouchi, pour le choisir parmi tous les postulants, dont nombreux sont bien plus compétents que lui, notamment en matière de gestion administrative.

A la longue, Habib Khedher a réussi à s’imposer comme un élément perturbateur de taille au sein de l’ARP.

La dernière mise en cause  qui le concerne lui a été lancée par l’ex-députée Salma Mabrouk qui l’accuse, ni plus ni moins, d’avoir mis en place une milice, faisant fonction de police politique, au sein du Parlement. Elle lui impute le fait d’utiliser son poste au cabinet de Rached Ghannouchi pour espionner tout le monde, à commencer par les députés, eux-mêmes.

Elle a expliqué qu’elle a fait, personnellement, les frais de ces abus de Khedher qui lui a refusé, il y a quelques jours, l’accès à l’ARP, sans lui donner la moindre explication. Il est devenu, selon elle, celui qui fait la pluie et le beau temps sans être inquiété par qui que ce soit.

Mais ce que Habib Khedher ignore, peut-être, c’est que ses jours sont désormais comptés, au Bardo. En effet, ses frasques auraient fini par énerver Rached Ghannouchi, en personne, qui pense sérieusement, depuis un certain moment, à répondre favorablement aux nombreuses voix qui lui demandent d’écarter son neveu du cabinet de l’ARP, l’accusant d’en avoir fait une antenne de Mont plaisir.

Ghannouchi en veut à Habib Khedher, surtout, de l’avoir induit en erreur à propos de son interprétation de la Constitution en rapport avec les prérogatives des présidents de l’ARP et de la République, concernant la nomination du chef du gouvernement. C’est lui qui lui aurait suggéré de faire appel à l’instance de contrôle de la constitutionnalité des lois, pour se renseigner sur la façon d’agir afin de couper l’herbe sous les pieds de Kaïs Saïed.

Néanmoins, en ce moment, Le Cheikh Ghannouchi a surtout besoin d’apaisement sous le dôme du Bardo et il ne serait pas étonnant qu’il sacrifie son chef du cabinet et le remplace par une autre personne plus conciliante.

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