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Tunisie: Amina Sboui avoue avoir inventé son agression de toute pièce

L’ex Femen tunisienne, Amina Sboui, a avoué avoir inventé  de toutes pièces son agression par des salafistes, l’été dernier à Paris.

Dans une lettre au quotidien “Libération”, l’ex-Femen se livre à un exercice de contrition et demande pardon.

Dans sa lettre, l’ex-Femen admet avoir entrepris cette démarche après une longue réflexion:

«Il m’a fallu beaucoup de temps, d’épreuves, d’échanges avec mes proches pour admettre que je n’étais pas si forte et si indemne que ce que je pensais, avec tout ce que j’ai vécu ».

Après une détention de quatre mois à Tunis pour avoir tagué le mot « Femen » sur le muret d’un cimetière à Kairouan en pleine ébullition sécuritaire, l’ex-Femen part en France poursuivre ses études.  Amina avait également posé seins nus sur sa page Facebook.

«Depuis mon exil en France, mes difficultés se sont accentuées. Tout en étant très entourée, j’ai fait l’expérience de la précarité et de la solitude, alors que je dois préparer mon avenir»

Alors comme une bouteille à la mer, la jeune femme lance un S.O.S:  

« Pour moi, c’était un appel au secours pour mes amis, mes proches, ce n’était pas adressé à la presse ou à la police. Le problème, c’est qu’il y a plein de journalistes qui me suivent, qui ont commencé à m’appeler, à écrire dessus. Je ne pouvais plus dire que c’était un mensonge.»

La jeune femme a, en effet, posté le 6 juillet dernier un message où elle affirme avoir été agressé par des salafistes qui lui ont rasé les sourcils dans le métro de Paris. Effet immédiat. Quelques jours après, elle est placée en garde à vue pour « dénonciation mensongère ».

Amina se dit consciente de sa faute : «Par ce mensonge, je suis consciente que je jette le discrédit sur la parole de victimes de violences sexistes et des intégrismes, quels qu’ils soient» et elle demande pardon.

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