Tunisie – Après avoir anéanti le secteur public, ils veulent opérer une main mise sur la médecine privée

Il n’est plus de secret pour personne que le secteur public de la santé est, définitivement fini, et irrémédiablement ruiné. On se demandait durant toutes ces années, pourquoi, on tenait tant à ruiner ce secteur, et à qui çà pourrait profiter. Et c’est, seulement, maintenant que la vue commence à s’éclaircir sur le scénario qui se préparait patiemment, dans les coulisses.

En effet, et maintenant que le secteur public est archi-fini et que de nombreux tunisiens vont se rabattre sur le secteur privé, qui reste pour eux et pour leurs enfant l’unique chance de se faire traiter, ne voilà-t-il pas que sont apparu de l’ombre des organismes douteux qui se présentent comme intermédiaires en matière de santé, ce qui est, soit dit au passage, strictement interdit par la loi et par le code de déontologie médicale. En effet, des sociétés ont commencé à poindre le bout de leur hideux nez, pour démarcher les médecins et tous les prestataires de services de santé, leur offrant un nombre assez conséquent de patients contre des ristournes qui s’élevaient, au début à 25 ou 30% des honoraires des prestataires. Sachant que ces groupes prétendent avoir accès aux bases de données des sociétés d’assurance, et peuvent y piocher les éventuels patients pour les médecins en quête de clientèle.

Mais le conseil de l’ordre des médecins s’est fermement opposé à ces pratiques illégales, soutenues, à ce qu’il parait, par un grand parti politique tunisien, et malgré que le président du CNAM soit complètement  acquis à la cause de ce parti et de ces sociétés, à ce que disent ses confrères, il n’a pas réussi à faire passer ce projet, qui risquait de laissait mourir les tunisiens, sous des murs, à défaut de soins.

C’est, donc, dans l’optique de mettre la main sur la santé privée, après avoir saccagé celle publique, que ce parti s’est mis en quête d’infiltrer, puis de contrôler le conseil de l’ordre des médecins. Pour y arriver, ils ont commencé par investir les conseils régionaux, et a en créer de nouveaux dont les membres leur sont acquis. Ce faisant, ils sont quasiment assurés de contrôler les CROM’s en 2020, dans les régions, en attendant les élections du conseil national prévues pour 2021, qu’ils seront, de la sorte, sûrs de remporter et de pouvoir disposer comme ils l’entendent de la santé des citoyens, et d’en tirer des bénéfices.

La balle est, maintenant, dans le camp des médecins patriotes et honnêtes, qui ont le devoir de s’opposer à ces sombres desseins, et à présenter leurs candidats à ces élections, et d’aller voter en masse, pour écraser cette force qui tente de miner le métier, autrefois noble, de la médecine.

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