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Tunisie – Après la révolution de la brouette, celle de la barque ou de la chaloupe ?

On est obligé de constater qu’il y a, comme qui dirait, un air de « déjà vu » dans ce qui se trame depuis, voilà, quelques semaines, dans notre pauvre pays, et plus précisément, autour de notre pays, dans ses eaux territoriales :

De pauvres bougres qui se jettent entre les bras de la mort. Mais cette fois-ci, pas avec le feu, mais plutôt, avec l’eau. Une armée et une garde nationale qui font de leur mieux pour leur éviter le pire, mais qui au hasard d’une rencontre en haute mer, par une nuit sans étoiles, ne peuvent pas empêcher le pire… tout de suite après, un peu partout dans l’arrière pays, les voix commencent à s’élever. De protestations en blocage de routes, en pneus brûlés, on a commencé à parler de « martyrs ». On met la faute sur le compte de l’Etat qui n’a pas su retenir ses jeunes, ni leur offrir de quoi les retenir… On a, même, un moment, parlé de martyr diplômé du supérieur qui a laissé son travail (provisoire, certes) pour se jeter au fond d’une barque de la mort.

Aussitôt, certains médias s’emparèrent de « la chose » et en firent leur combat personnel. Mais cette fois-ci, nul besoin de faire appel à la malaimée « Al Jazeera » et ses semblables, puisque nous avons pu, moyennant l’incarcération de quelques responsables de médias, ou en en menaçant d’autres, d’ouvrir certains anciens dossiers, « on » à réussi à créer des médias qu’ « on » gère, au doigt et à l’œil. Ces médias ont vite fait de nous présenter les « Harragas » comme étant des héros des temps modernes, des martyrs de la pauvreté, et de la « Hogra ». Tout de suite après, comme si les sujets leur faisaient défaut, des médias bien connus à l’étranger, se sont fait des échos de la gestion médiatique du « phénomène ».

Juste après, les charognards qui se prétendent hommes politiques, nullement découragés par leurs piètres « prestations », se lancèrent sur la piste, et c’est à qui se rendrait le plus ridicule, allant, pour certains, jusqu’à verser des larmes, et réclamer une Fatiha, qu’ils n’ont même pas pris la peine de réciter avec les gens, jurant d’ériger un « temple » avec les noms de ces martyrs.

Il paraitrait, même, qu’on a repris le même « donateur » pour financer cette nouvelle version de printemps arabe. Puisqu’il parait, selon les déclarations de certains experts, que c’est toujours le même minuscule émirat qui se croit nation parmi les nations, qui serait derrière les vannes qui servent à financer tout cela. A commencer par l’argent versé pour faire transiter les candidats africains à l’émigration clandestine, arrivés en Libye, par la Tunisie, et faire de sorte d’en inonder l’Italie, puisque celle-ci est devenue « ami-ami » avec le général Haftar, et a bloqué les ports libyens d’où embarquaient ces clandestins.

A ce stade, on en est à attendre que les protestations gagnent en puissance et en terrain, puis quelques salves de gaz lacrymogène, et enfin, des interventions assassines de chefs de diplomatie de nations, qu’on croyait amies, pour que le scénario soit complet.

Mais cette fois-ci le peuple dira « non ». Il bave encore de ce qu’on lui avait fait avaler un certain hiver 2011, pour qu’il soit disposé à reprendre du même plat qu’on a l’intention de lui resservir. Il dira « non » à ces comploteurs, et demandera à ses dirigeants d’être inflexibles et de ne rien lâcher !

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