Tunisie – AUDIO : Qu’y a-t-il derrière la rumeur de la fermeture prochaine de l’hôpital de la Rabta ?

Une rumeur a, pour des motivations encore inconnues, été lancée en rapport avec la fermeture imminente de l’hôpital La Rabta. Ce potin a été largement diffusé par les médias et les réseaux sociaux et a, rapidement, pris une ampleur suspecte. Et ce, dans la foulée d’une réunion qui a eu lieu, ce matin même, au siège du ministère de la Santé, pour examiner la situation financière de l’hôpital et les dettes non honorées par la CNAM.

Le directeur général de l’hôpital, Mongi Khemiri a démenti, dans un entretien téléphonique avec la rédaction de Tunisienumerique, le ragot qui a circulé en rapport avec la fermeture de l’hôpital, assurant qu’au contraire, la réunion de ce matin a été consacrée à la recherche de solutions pour renflouer les finances de l’hôpital, mises à mal par les dettes impayées de la part de la CNAM. Et ce, pour permettre à l’établissement de poursuivre une activité normale et assurer les soins dans des conditions optimales à ses usagers.

Le directeur a expliqué que la CNAM a cumulé des dettes auprès de l’hôpital à hauteur de 40 milliards par an, sur près de trois ans. Ce qui a entraîné une incapacité de l’institution à payer ses fournisseurs, envers lesquels elle a empilé une dette s’élevant à 48 milliards.

Par ailleurs, une source au ministère de la Santé a assuré que le cabinet de Sonia ben Cheikh est en train de chercher les solutions adéquates à cette situation et qu’ils seront détaillées lors d’une conférence de presse, mardi prochain. La même conférence annoncée par celui qui a prétendu que l’hôpital allait fermer ses portes et au cours de laquelle, il a assuré que la décision de la fermeture sera annoncée.

Au final, çà a tout l’air d’une machination à visée politique, en cette période de formation du nouveau gouvernement, qui vise à accuser la ministre de la Santé par intérim d’insuffisance, en vue de se débarrasser d’une concurrente de taille pour leurs candidats au portefeuille de la santé. Sachant qu’autrement, aucun candidat ne pourrait être retenu, en prétendant pouvoir abattre la quantité et la qualité de travail qu’est en train de mener l’actuelle ministre.

A l’origine il faudrait parler de l’incapacité de la direction de la CNAM et du ministre des Affaires Sociales à honorer leurs dettes, prenant le risque de remettre en question la pérennité des hôpitaux, comme s’il ne s’agissait que de simples commerces, alors que ce sont des structures vitales de premier ordre dont le bon fonctionnement est un des piliers de la paix sociale.

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