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Tunisie (Audio)- “Saifeddine Rezgui dirigeait une cellule extrémiste toujours active à Kairouan”

rezL’auteur du carnage de l’attaque terroriste contre un hôtel dans la zone d’El Kantaoui gouvernorat de Sousse, Saifeddine Rezgui, dirigeait une cellule extrémiste composée de 5 individus dont un de retour de Syrie est toujours actif à Kairouan sans aucune surveillance, a révélé lundi 29 juin 2015 à Tunisienumérique la présidente de l’Union général des étudiants tunisiens (UGET), Ammani Sassi qui a côtoyé le forcené étudiant à l’université de Kairouan.

Une cellule de 5 extrémistes

Selon la présidente de la centrale estudiantine de gauche, deux membres de cette cellule que dirigeait Saifeddine Rezgui étaient partis en Syrie , l’un est décédé à Idleb lors de combats et le second est revenu en Tunisie et il est toujours actif à Kairouan où il se livre à ses activités extrémistes sans être inquiété le moindre des mondes.

Un Takfiriste

Ammani Sassi se rappelle de l’intransigeance  de Saifeddine Rezgui dans le milieu du militantisme estudiantin en mettant les bâtons dans les roues des étudiants (libéraux et de gauche) , s’acharnant à empêcher leur congrès ainsi que perturbant les élections des conseils scientifiques en menant des opérations d’agression contre  les étudiants.

Selon elle, il était un takfiriste notoire semant la dissension entre les étudiants et les classant entre athées et musulmans s’en prenant  violemment à ceux qui n’étaient pas de son camps. Il avait de relations avec des étrangers au milieu estudiantin qu’il introduisait à l’université et cela , selon la présidente de l’UGET au vu et au su de tout le monde.

Vulnérabilité des étudiants

La présidente de l’Union général des étudiants tunisiens (UGET), Ammani Sassi, a rappelé que face à ce phénomène d’embrigadement des étudiants par les courants extrémistes notamment pour la Syrie et la Libye, la centrale syndicale a effectué une étude qui a révélé qu’entre 800 et 1200 étudiants ont été recrutés et envoyés vers la Syrie. Cette étude a démontré que 1200 étudiants tunisiens hésitent ou sont prêts à se rendre en Syrie pour rejoindre les groupes djihadistes.

Seuls 70 à 120 étudiants ont été ramenés de la frontière et empêchés par les autorités sécuritaires de franchir la frontière pour aller grossir les troupes des djihadistes à l’étranger.

Absence de l’Etat

La présidente de l’UGET a dressé un violent réquisitoire contre les autorités qui ont brillé par leur absentéisme , déplorant l’absence de stratégie ou de vision pour juguler ce phénomène , s’étonnant que l’auteur du carnage de l’hôtel d’El Kantaoui n’ait pas fait l’objet d’une surveillance plus accrue.

L’Etat brille par son manque d’initiative et sa condescendance en prenant les choses avec une certaines légèreté, a-t-elle déploré.

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