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Tunisie : Campagne électorale hystérique de Moncef Marzouki : Incitation à la violence et appel au meurtre

Tunisie : Campagne électorale hystérique de Moncef Marzouki : Incitation à la violence et appel au meurtre

MARZOUKI2014

Ce n’est plus d’offensive de charme envers la base islamiste radicale qu’il s’agit, c’est tout bonnement une ligne insidieuse de communication. Dans un processus électoral, il est de bonne guerre d’user de tous les coups, même tordus et bas, pour discréditer un adversaire et faire feu de tout bois pour rallier l’électorat à son discours et son programme. La fin justifie le moyen disait le héraut du cynisme politique Nicolas Machiavel. En revanche, il y a des lignes rouges à ne pas dépasser et des diables à ne pas tenter, quitte à s’en brûler les ailes et les perspectives.

En parlant de “Taghout” à l’adresse de BCE, son pire rival aux présidentielles, Moncef Marzouki cultive l’amalgame et emprunte un langage sinistre propre aux terroristes. Le terme “Taghout” est idéologiquement chargé de significations et de symboles, combinant l’excommunication et la violence verbale et physique, dans la mesure où il se réfère à une doctrine obscurantiste et criminelle. Il désigne et voue aux gémonies les forces de l’ordre et de l’armée, premier front tunisien de lutte contre le terrorisme. Dans l’esprit des extrémistes, un “Taghout” ne mérite pas de vivre et, à ce titre, il est légitime de le supprimer. En utilisant ce mot terrible, contre un adversaire politique, qui plus est en pleine campagne électorale, on pourrait conclure, non sans brin de logique et de déduction, que le président sortant lance, en sous main, un appel au meurtre contre BCE.

Nul doute que Moncef Marzouki a sciemment utilisé ce terme. Il connait bien son acception première et sa portée sulfureuse. Le vocabulaire arabe est suffisamment riche pour y puiser d’autres mots certes au vitriol mais qui n’ont pas le sens fourbe et tueur que “Taghout”. Il est bien connu que les mots sont parfois plus assassins que les coups de feu. Que Moncef Marzouki racole sur les trottoirs de l’islamisme radical ou multiplie les exercices de charme envers la mouvance salafiste, là n’est pas le problème. En tant que candidat, il a le plein droit de s’adresser à qui il veut parmi les électeurs, mais de là à susciter la haine et la violence il n’y a qu’un fatidique pas qu’il a en toute vitesse franchi.

 

MARZOUKI salfiste

Sans faire un procès d’intentions, loin s’en faut, la phrase assassine de Moncef Marzouki suinte l’aveu d’échec et suggère qu’il est d’ores et déjà convaincu de sa prochaine défaite et qu’il ne peut battre BCE que sur son cadavre. Pour lui, BCE n’est plus un adversaire à battre à la loyale mais un ennemi à abattre dans le dos. Dévoré jusqu’au bout des ongles par son obsession maladive de rempiler à Carthage, Moncef Marzouki ne lésine pas sur les armes d’assaut, même les plus odieuses, ne rechigne pas à dégainer son revolver électoral et à arroser de plomb son concurrent. Diaboliser jusqu’à l’écœurement, voilà son slogan de campagne. Tout est permis, même l’incitation à la violence et l’appel déguisé au meurtre. Pourquoi s’en priver ? De son avis, ce plan de campagne pourrait faire mouche.

recobalpr

Pour un homme se voulant le “Tsar” des Droits de l’Homme et le “Néron” de la démocratie, ce genre de discours est vraiment une insulte à la démocratie, au droit et  à l’homme tout court. Il est clair que, dans son souci absolument compréhensible de brasser large, Moncef Marzouki n’a aucune idée ni sur l’impact de son discours sournois et haineux ni sur son réservoir électorale. Il perd pied dans les contingences. Il risque de se tirer plein de balles dans le pied là où il croyait bien cibler son gisement d’électeurs potentiels et d’essuyer un revers là où il pensait assener un coup droit.

En outre, Moncef Marzouki  n’éprouve aucune gêne à voir les hors la loi des LPR, le verbe acide et les griffes dehors,  animer sa campagne électorale ou à s’afficher, à Msaken, avec le Cheikh extrémiste Béchir Ben Hassen dont les convictions sont à contre-pied de la démocratie, de la république et de la constitution. D’ailleurs, que fait un homme religieux, connu non pour son idéal républicain ou démocratique mais pour ses frasques judiciaires, ses incartades séditieuses et ses prêches incendiaires, dans la campagne d’un candidat ? En principe, le dernier noyau de vrais démocrates, naufragés de la barque CPR, refuserait de voir son poulain aux présidentielles arrimer son radeau, déjà en piteux état, au quai salafiste obscurantiste.

A se demander qu’est ce que le candidat Moncef Marzouki  compte-t-il nous sortir demain de son chapeau électoral ?

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