Economie

Tunisie : Ces «compétences» partisanes que l’on souhaite ne plus voir au gouvernement…

Tunisie : Ces «compétences» partisanes que l’on souhaite ne plus voir au gouvernement…

Plusieurs ministres ont « brillé » lors de leur passage au gouvernement Fakhfekh. Durant ces quelques mois , les tunisiens ont tout vu: bourdes, conflits d’intérêts, soupçons d’abus de biens publics, luttes intestines, cacophonie, etc.
Beaucoup de tunisiens estiment même que la présence de ces « compétences » partisanes, n’est plus acceptable dans n’importe quelle future équipe gouvernementale.
Evidemment, en tête de liste se trouve Abdellatif El Mekki qui a occupé le poste du ministre de la Santé. Tout au long de son mandat, il était toujours sous les feux de la rampe. Néanmoins, Mekki a tout fait pour rafler une victoire fictive sur la Covid-19. Sans médicaments, ni vaccin, ni même  respirateurs en nombre suffisant, il aurait vaincu la pandémie en multipliant les sorties à la télé. In fine, il a limogé un très grand nombre de cadres du ministère à commencer par Dr Chokri ben Hammouda…
Autre cas, c’est celui de Mohamed Abbou, ministre d’État de la Fonction publique et de la lutte contre la corruption. Abbou a échoué dans toutes les épreuves de son domaine de prédilection : la lutte contre la corruption. Il s’agit, entre autres de la gestion chaotique de l’affaire des masques chirurgicaux et de l’affaire de la voiture de fonction du ministre du Transport Anouar Maarouf détruite dans un accident par sa fille.
Mohamed Abbou n’a jamais osé aussi ouvrir plusieurs dossiers sensibles, comme celui de l’ancien ministre des Domaines de l’Etat, Slim Ben Hmidane, en rapport avec sa gestion du dossier de la Banque Franco Tunisienne, ainsi que les dossiers de certains hommes d’affaires qui ont été arrêtés ou assignés à résidence, et dont les avoirs ont été gelés pour suspicion de corruption et de blanchiment d’argent.
Anouar Maarouf, « illustre » ministre du Transport a à son tour fait longuement parler de lui. Celui-ci s’est adonné à son loisir préféré, à savoir le limogeage des cadres des entreprises sous la tutelle du ministère en les remplaçant par de fidèles cadres partisans. L’affaire de sa voiture de fonction détruite par sa fille et les agissements qui ont accompagné celle-ci ont défrayé la chronique.
Il ne faut pas oublié aussi Mohamed El Hamdi qui n’a pas réussi son premier bac à la tête du ministère de l’Education avec des scandales à la pelle telles que les fraudes en masse, l’absence d’équipements de lutte contre la triche, le tollé du bac « économie » à Béja, les examens à côté des programmes et  les erreurs de calcul des scores de l’orientation…
Voir de nouveau des « compétences » issues des partis qui ont mené le pays vers une crise inédite de son histoire ne fera qu’aggraver la situation et sera une déception de plus pour beaucoup de tunisiens qui souhaitent couper avec l’incompétence des partis politiques.

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