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Tunisie – Collision entre une barque d’émigrants clandestins et un bâtiment de la marine nationale : Quand on banalise le crime et incrimine la loi

Les réactions suscitées par l’accident, certes déplorable, du naufrage d’une embarcation d’émigrants clandestins, suite à une collision avec un bâtiment de la marine nationale, au large des îles de Kerkennah, il y a deux jours, ont de quoi laisser perplexe.

En effet, les hors-la-loi, c’est-à-dire les migrants clandestins, et certainement, aussi, les organisateurs de ces croisières de la mort, ont pris le devant de la scène, et on leur a ouvert tous les plateaux et présenté tous les micros, pour se plaindre et se lâcher sur l’institution de l’armée nationale. Et personne, aucun responsable, ni aucun patron de média, en mal de buz, ni la toute puissante HAICA n’y a trouvé rien à redire.

D’ailleurs, chose étonnante, tous les rescapés de l’accident sont en train de garnir la une des médias, et de faire leur show de « victimes du système », alors que, selon les dispositions de la loi, ils devraient être derrière les barreaux pour répondre du crime de tentative de passage illégal des frontières. Il faut croire que les lois ont changé dans notre pays, sans qu’on ne le sache, ou, alors, que notre pays n’est plus notre pays qu’on connaissait.

Ensuite ce fut au tour des organisations férues des droits de l’homme et autres forums apparentés, de monter au créneau et de condamner l’intervention de l’armée pour tenter d’empêcher ces jeunes de migrer vers l’inconnu. D’ailleurs, il se trouve, bizarrement, que ce sont ces mêmes organisations qui ne cessent d’attaquer le gouvernement dans le sens qu’il ne prend pas ses responsabilités pour empêcher les drames de la migration clandestine.

Echaudées par ces sorties médiatiques contre le bon sens et contre nature, les familles des migrants ont constaté qu’elles aussi, avaient le droit de protester et de manifester, alors que d’habitude, elles se cachent, sachant qu’elles sont dans la faute, quand elles procurent l’argent à leurs enfants dans cette entreprise illégale. C’est ainsi,, que les protestations et les blocages des routes se sont multipliés au niveau des régions d’origine de ces jeunes.

Et, comme toujours, une opportunité pareille ne pouvant être ratée, certains partis, la mouvance de Moncef Marzouki, en premier, ont sauté sur l’occasion et se sont acharnés sur l’Etat et, plus particulièrement, sur l’institution militaire.

Et l’affaire tourna, assez rapidement, à un règlement de comptes avec l’armée nationale. Une sorte de campagne d’intimidation. C’est comme si on cherchait à inhiber l’élan de notre armée qui a commencé, depuis un certain temps, à sévir contre les hors-la-loi de tous bords.

C’est drôle, tout de même, qu’on glorifie des hors la loi, et qu’on les laisse impunis, alors que le bouclier et le rempart de l’Etat est mis en pièces.

Une autre bizarrerie de cet accident, réside dans l’entêtement des migrants, et leur refus d’obtempérer aux ordres de la marine, en pleine nuit et en pleine mer, laissant de très petites marges de manœuvre pour les arraisonner. C’était comme s’ils voulaient en arriver là où ils sont arrivés. Serait-ce parce que cette barque avait appareillé des plages de Kerkennah. Kerkennah qui a été voulue, et qui est devenue, un lieu de non-droit, où les forces de l’ordre n’ont pas droit de cité.

Qui pourrait avoir tant intérêt à décourager les forces de l’ordre et l’armée nationale de contrôler l’île et ses plages ? Qui a poussé les agents de l’ordre à se contenter de contrôler les issues de l’île, et plus précisément l’embarcadère du Loud, et plus accessoirement, les plages de l’île qui demeurent difficiles à contrôler de façon efficiente ?

Ces bandes du crime organisé qui ne veulent pas que l’armée s’approche de leurs embarcations qui quittent l’île, ne sont-elles pas, en réalité, en train de protéger les embarcations qui pourraient venir du large et accoster sur les plages de Kerkennah vidée des forces de l’ordre ?

Et ces barques qui pourraient venir du large et des quelles on ne voudrait pas que les bâtiments de la marine nationale s’approchent de trop près, que pourraient-elles transporter ? Et qui pourraient-elles ramener, notamment des côtes libyennes ? Qui aurait intérêt, actuellement, à fuir la Libye et ses combats, et se rabattre sur la Tunisie, en empruntant un « couloir d’accès » sécurisé depuis, déjà, bien longtemps, par les bandes salafistes du Hizb’Ut-Tahrir ?

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