Tunisie

Championnat de Tunisie de football - Ligue 1

2026-2027

Economie

Tunisie – Comment 6% de bacheliers suffiront à porter l’économie de demain ?

Article réservé aux abonnés

En vingt ans, la part de la section Mathématiques au baccalauréat est passée de 18 % à 6 %. Derrière ce chiffre se cache un passif que ni la loi de finances ni les agences de notation ne mesurent : la dette scientifique, dont les intérêts se paient en compétitivité.

Une dette publique se lit dans un bilan. Une dette scientifique se lit dans une salle de classe, avec dix ou quinze ans de retard. Lorsqu’un pays peine à recruter des professeurs de mathématiques, le réflexe consiste à parler de postes vacants, de concours et de gestion des ressources humaines. Le réflexe est légitime, mais il confond le symptôme et la cause.

La cause se situe plus en amont : dans la capacité d’une nation à fabriquer, génération après génération, des esprits aptes à raisonner, à modéliser et à résoudre des problèmes complexes. Cette capacité fonctionne comme une infrastructure, à une différence près : elle est immatérielle. Un pont fissuré alerte les riverains. Une filière qui se vide n’alerte personne, jusqu’au jour où l’économie réclame des talents que le système ne produit plus.

C’est la thèse que développe l’IACE dans sa note stratégique publiée hier jeudi 1 octobre sous le titre « La relève scientifique : un maillon stratégique de la compétitivité nationale » et qui est adossée à son étude « Les mathématiques au cœur du développement de la Tunisie ».

Le think tank y montre que la difficulté à renouveler les enseignants n’est que la partie émergée d’une chaîne continue, qui part des apprentissages fondamentaux, traverse l’université et alimente la recherche, l’innovation et les secteurs à forte intensité technologique.

Un entonnoir qui se rétrécit dès le lycée

Vous avez envie de lire la suite

Abonnez-vous et débloquez tous les articles

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Top 48h

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

To Top
SE CONNECTER