Tunisie: Création d’un front de salut national

Tunisie: Création d’un front de salut national

tunisie Des partis politiques et des composantes de la société civile ont annoncé, via un communiqué rendu public ce vendredi 26 juillet 2013, ont annoncé la création d’un front de salut national en réponse à l’assassinat du coordinateur général du courant populaire, Mohamed Brahmi.

Le communiqué a condamné cet assassinat et impute la responsabilité de la prolifération de la violence et du crime politique organisé  à la Troïka et en particulier au mouvement Ennahdha et appelé le peuple à protester pacifiquement et à observer un si-in devant le siège de l’Assemblée Nationale Constituante jusqu’à sa dissolution et ce à partir de ce vendredi 26 juillet 2013.

Le communiqué annonce également une grève générale de deux jours les 26 et 27 du mois courant  a appelle le peuple tunisien à la désobéissance civile sans pour autant toucher les services sanitaires et la circulation et impute au  mouvement Ennahdha l’entière responsabilité de toute provocation de milices envers les manifestants.

Le communiqué a appelé à la création d’un Front de salut national qui sera chargé de forcer la haute instance nationale de salut national qui sera composée de représentants de partis politiques et de composantes de la société civile. Cette instance se chargera, à l’aide d’experts en droit constitutionnel, d’achever la constitution qui sera ensuite soumise à un référendum.

– La création d’un gouvernement de salut national bénévole et restreint dont les membres ne se présenteront pas aux prochaines élections. Ce gouvernement sera conduit par une personnalité nationale et consensuelle pour prendre des mesures économiques, sociales, politiques et sécuritaires urgentes et préparer les prochaines élections.

 

Le communiqué appelle les forces de sécurité et l’armée nationale à respecter la volonté du peuple et à protéger son militantisme pacifique ainsi que les propriétés privées et publiques. Il appelle également les médias à soutenir ces mouvements populaires qui visent à remettre la révolution sur les rails.

Voici par ailleurs la liste des signataires des signataires du présent communiqué :

Abdelbasset Sammarai : Courant réformiste d’Ettakatol
Mahmoud Besrour : Prospective & Développement
Kheireddine Souabni : Parti d’Avant Garde Arabe Démocratique/Front Populaire
Jawher Ben Mbarek : Dostourouna
Hazem Ksouri : l’Association de la Tunisie Libre
Mohamed Bennour : Tamarod
Taoufik Laâbidi : secrétaire général du parti Tounes Baytouna
Bechir Rajhi : Citoyenneté et solidarité
Emna Mnif : Koulouna Tounes
Nizar Amemi : la Ligue e la gauche ouvrière/Front Populaire
Houssem Hammi : l’Alternative Sociale et démocratique
Hatem Fekih : Mouvement du militantisme national
Souha Ben Othamane : mon droit
Fathia Saïdi : centre de recherche pour la formation sur la citoyenneté
Sana Ben Achour : Association Baïti
Ali Faleh : Le Parti du Front national tunisien
Taoufik Saïri : Association Adam pour l’égalité et le développement
Jileni Hammami : Parti des ouvriers/Front Populaire
Zied Lakhdhar : Parti des Patriotes démocrates Unifié/ Front Populaire
Zied Rajhi : Union des diplômés chômeurs
Lotfi Ben Issa : Pôle Démocratique Moderniste/Front Populaire
Faycel Tebbini : La voix des agriculteurs
Mahmoud Doggui : organisation du martyr de la liberté, Nabil Barakati
Khedija Ben Hassine : AFTURD
Radhia Nasraoui : l’Organisation Tunisienne de lutte contre la Torture
Mohamed Kilani : Parti Socialiste
Nabil Ben Azzouz : l’initiative nationale pour un front de salut national
Noureddine Benticha : Nida Tounes
Nasreddine Sehili : Khnagtouna

 

 

 

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