Tunisie – De quel droit Kaïs Saïed intervient-il dans la crise de la cueillette et la transformation des olives ?

C’est la question posée par de nombreux observateurs, cet après midi, après la réunion à laquelle le président de la République a convié les principaux intervenants dans le secteur oléicole.

D’aucuns ont vu dans cette intervention à partir de Carthage, une interférence de la part de Saïed avec les prérogatives du gouvernement, et une ingérence dans les affaires qui sont du ressort de ce dernier.

D’ailleurs ce n’est pas la première fois, ni ne sera la dernière, que l’on reproche à Kaïs Saïed de s’ingérer dans les affaires internes du pays, qui sont, normalement, du ressort du chef du gouvernement.

Mais, au moins pour cette fois-ci, Kaïs Saïed avait raison, et avait tous les droits d’intervenir dans ce problème qui devient, on ne sait sous l’impulsion de qui, de plus en plus compliqué. Il avait le droit, et même plus, le devoir d’intervenir, en sa qualité de citoyen tunisien avant toute autre chose. Un citoyen patriote qui est désespéré de voir qu’une manne du ciel, comme il l’a décrite, se transforme, à cause des manigances de certaines parties, en catastrophe nationale. Il avait le droit d’intervenir pour essayer de trouver une solution à cette situation, qui n’est, peut-être, pas dans ses prérogatives, mais qui est négligée par ceux qui devaient s’en occuper. Car entre un ministre de l’agriculture incompétent et qui ne sait pas agir à temps, en regardant de plus près les prévisions de ses récoltes, pour prendre, à l’avance, les mesures qui s’imposent, et un président de l’ARP qui prend tout sont temps, pour jouer avec les intérêts des tunisiens, les laissant, depuis des mois sans gouvernement, à force de vouloir jouer au plus malin, et imposer ses agendas douteux, il fallait, bien que quelqu’un se préoccupe et s’occupe de cette situation inadmissible. D’ailleurs, le contraire aurait été illogique, si Kaïs Saïed avait laissé traîner les choses sous prétexte que çà ne fait pas partie de ses prérogatives, alors que se perpétrait devant un crime contre le pays et le citoyen.

Et devant le vide institutionnel laissé, de facto, par le gouvernement puisque la plupart de ses membres ont démissionné, alors que les autres se contentent de gérer les affaires urgentes, en attendant que le Cheikh veuille, bien nous accorder sa bénédiction, pour un nouveau gouvernement, Kaïs Saïed n’avait d’autres alternatives que de tenter de chercher le causes et, éventuellement, trouver des solutions, quitte à défricher le terrain pour la prochaine équipe qui pourra bénéficier de la moitié du travail déjà faite.

D’ailleurs il n’a aucunement, outrepassé ses prérogatives, puisqu’il s’est contenté de présider une réunion qui regroupait le chef du gouvernement et les principaux intervenants dans le domaine.

Le seul hic dans cette histoire reste de savoir si Kaïs Saïed est arrivé, ou non à obtenir de la part des « experts » la source du problème. Car, sinon, il faudrait, bien lui dire, que le vrai problème réside en la fainéantise du tunisien. Le tunisien qui refuse de travailler à la cueillette des olives, même s’il est grassement payé et nourri, et préfère rester au café du quartier en attendant que les femmes de la famille ne lui ramènent le prix de ses cafés et son paquet de cigarettes.

En connaissant le fond du problème, Saïed pourrait trouver, très facilement, la solution. Et il en a deux, de solutions. La première étant de demander, avec la manière dont il a le secret, à la jeunesse tunisienne de faire un effort pour sauver la saison, comme ils avaient si bien fait lors de la campagne de propreté qu’ils avaient lancée, il y a quelques semaines. Et la deuxième solution serait de mettre à contribution l’armée, pour aider à la cueillette et au transport des olives, si on veut bien reconnaitre qu’il s’agit d’une richesse nationale en péril.

Donc… Avis aux détracteurs de Kaïs Saïed : Si vous ne voulez pas travailler, laissez, au moins, les autres se démener, et retournez à vos messes basses des salons de thé et autres restaurants huppés !

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