Tunisie – Décès de M. Ali Akid : Des saoudiens auraient tenté d’acheter le silence de la veuve

Le décès de Mohamed Ali Akid, alors étoile montante du football tunisien, était restée de travers et n’a pas pu être digérée par une majorité des tunisiens.

Le défunt venait d’entamer une carrière professionnelle en Arabie Saoudite, après l’exploit de l’équipe de Tunisie au mondial de 1978. Il était promis à un avenir radieux, quand, soudain, un certain soir d’avril 1979, une dépêche en provenance de l’Arabie, mit fin au rêve. Mohamed Ali Akid aurait été atteint par la foudre en cours d’entrainement.

Comme ça, un coup de foudre, en plein désert, sans pluies, ni un seul nuage ! Cet incident allait créer la polémique et nourrir toutes les discussions de salon et de terrasses de cafés, on racontait, que feu Mohamed Ali avait, en effet, succombé à un coup de foudre, mais du genre de coup de foudre interdit au pays des tabous.

Et depuis, plus personne ne parla plus de cela, jusqu’à 2012, quand l’affaire a refait surface, à la suite de la demande de la famille d’exhumer le corps et de refaire l’autopsie. C’est alors, que le pot aux roses à été découvert. Et en guise de coup de foudre, les légistes ont retrouvé deux balles dans le corps du défunt.

Rebondissement donc, et réouverture du dossier. Actuellement, une autre autopsie est programmée pour dans une semaine.

Pour avoir de plus amples détails, Jawhara FM a rencontré Riadh Akid, fils de feu Mohamed Ali Akid, qui a donné la déclaration suivante :

“Je n’ai jamais connu mon père, mais, petits, ma mère nous a, ma sœur et moi, toujours dit que la mort de notre père était suspecte, elle a même reçu des menaces de mort pour la réduire au silence, chaque fois qu’elle essayait d’en savoir plus sur la mort de son mari. Une fois, alors qu’elle rentrait du travail, des personnes ont croisé son chemin du retour et lui ont clairement dit de se contenter d’éduquer ses enfants, sinon elle risquait de “rejoindre” son mari, ce qui fait qu’elle a fini par se résigner et accepter la réalité. Jusqu’à ce qu’en 2003, un article parut au journal “Al Jomhouria”, traitant de cette affaire et disant que la femme de Akid n’était toujours pas convaincue par la version “officielle” au sujet de la mort de son mari. Nous avons été surpris, par la suite, de recevoir un appel de la part de l’Ambassadeur saoudien en Tunisie. Ce dernier nous a reproché de vouloir “ternir” l’image de ses semblables en les accusant de tuer les gens, et nous a proposés 30 000 Riyal saoudien, c’est à dire environ 12 millions tunisiens. Et c’est là que nous avons compris que l’histoire de la foudre qui aurait frappé mon père n’était autre qu’un vulgaire mensonge. Le rapport d’autopsie qui sera annoncé la semaine prochaine nous le prouvera”.

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