Politique

Tunisie – La dernière : Noureddine Tabboubi et l’UGTT comptent se substituer à la ministre de la sante

On aura tout vu, tout entendu, dans cette pauvre Tunisie de l’après « Révolution bénie » de Mohamed Bouazizi.

La dernière en date, l’intention du secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi, de se substituer à la ministre de la santé, et de prendre en main le secteur de la santé.

Cette intention, Noureddine tabboubi en a fait part, ce vendredi, à l’issue de sa visite « officielle » à l’hôpital régional de Kasserine, où il s’est entretenu avec les représentants des syndicats du personnel, et « écouté leurs doléances ».

En effet, Tabboubi a annoncé que la situation de cet hôpital est catastrophique et qu’il manque de tout, pour s’acquitter de sa mission de soins, d’autant plus, dit-il, qu’il est situé sur la ligne de front de la lutte contre le terrorisme.

Il a conclu, après avoir écouté les syndicalistes au sein de cet établissement, que dans les conditions qu’il a pu constater, il y a de quoi craindre l’annihilation du système de santé en Tunisie.

En conséquence de quoi, il a décidé de prendre les choses en main, et a annoncé l’organisation prochaine, par l’UGTT, d’une conférence nationale à la recherche des solutions pour sauver le système de santé tunisien.

Autrement dit, il se substitue au ministère de la santé, et aux hautes instances de dialogue national sur la santé, de même qu’aux instances nationales et internationales qui veillent sur les programmes nationaux de la santé.

Mais, pourrait-on se demander… Pourquoi tout çà ? Et pourquoi maintenant ? Tabboubi aurait-il désespéré de voir sauter Samira Maraï, actuelle ministre de la santé, lors du prochain remaniement, et qu’il ait décidé de forcer la main au chef du gouvernement, comme il avait fait pour Neji Jalloul ? Tout à fait probable. D’autant que la ministre en question ne semble pas vouloir donner aux syndicalistes qui exercent au sein de son ministère, l’importance qu’ils souhaiteraient avoir.

Et, d’autre part, Il paraitrait que certains leaders de la centrale syndicale voient d’un mauvais œil les tensions et frictions qui caractérisent les relations de la ministre avec des membres de leurs fratries, qui occupent certains postes au ministère, et qui voudraient, de par leur droit de naissance sous l’étendard de l’UGTT, ne pas être dérangés dans leur élan vers des carrières qu’ils sont loin de mériter. Et, de ce fait, ils auraient décidé de faire écarter cette ministre de la voie de leurs frères et sœurs.

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