Politique

Tunisie: Détracteurs du rapport de la Colibe, quand Ridha Belhaj fait le pédagogue

Le dirigeant au sein du Mouvement Nidaa Tounes, Ridha Belhaj, a dénoncé la mauvaise foi des détracteurs du rapport de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (COLIBE), affirmant que leurs actions traduisent une position politique dictée par une référence réactionnaire rejetant toute modernité et renouveau.

Dans un post sur sa page Facebook, Ridha Belhaj a estimé que cette position est prise sans se fonder réellement sur le rapport de la Colibe lui-même.

Se voulant pédagogue, le dirigeant au sein de Nidaa Tounes a simplifié le rapport de la Colibe en présentant ses grandes lignes afin qu’il soit accessible au commun des mortels sans recourir à des mots savants.

Selon lui, le rapport se divise en deux parties: une relative aux libertés individuelles et une autre à l’égalité entre les citoyens.

Concernant les libertés individuelles, elles ont trait essentiellement au droit à la vie et la Colibe propose l’abrogation de la peine de mort ou sa limitation, ainsi que la criminalisation de l’appel au suicide.

Le rapport stipule le droit à l’intégrité physique avec une approche élargie de la notion de torture tout en proposant une révision du texte pénal en vue de déterminer la durée de la garde à vue, avec la possibilité d’interjeter un appel,  ainsi que la suppression des peines punitives.

La Colibre propose aussi le droit à la sécurité et à la liberté et criminalise l’atteinte à la présomption d’innocence, garantit la liberté de foi et de conscience tout comme elle propose la criminalisation du “takfir”.

Les propositions de la Colibe ont également trait à l’inviolabilité de la résidence, à la liberté des correspondances, des données personnelles, académiques et artistiques garanties par la Constitution dans ses articles 22, 23 et 24.

Concernant le second volet relatif à l’égalité, les plus importantes propositions de la  Colibe stipulent l’égalité dans les devoirs et cela en renforçant le devoir de la mère dans les dépenses de ses enfants au rang d’engagement total et des droits égaux, en particulier l’héritage de sorte que les femmes héritent à parts égales avec les hommes, qu’elles soient filles, épouses, sœurs ou mèrse, ainsi que le statut de l’héritage des petits-enfants, d’autant plus la loi tunisienne comporte des lacunes en la matière.

Ridha Belhaj a conclu son post par un appel à une position ferme des forces modernistes démocratiques contre les tentatives de fausser ce rapport et de le diaboliser, allant même jusqu’à traiter les membres de la Colibe de “Koufar” en répondant par une présence massive le 13 août, sur l’Avenue Habib Bourguiba et en menant une campagne de sensibilisation pour faire connaître son contenu, une faiblesse dans l’action de la Commission et qui doit être rectifiée.

 

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