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Tunisie – Education à l’ère de la Covid : Espérons qu’ils ne vont pas sacrifier une génération

Tunisie – Education à l’ère de la Covid : Espérons qu’ils ne vont pas sacrifier une génération

S’il y a un secteur où l’épidémie est en train de faire des ravages et auquel rares sont ceux qui s’intéressent, c’est bien celui de l’éducation.

Depuis le début de l’épidémie, les gens trop occupés à sauver leur peau ou à préserver leurs emplois, ou encore à juguler les retombées économiques de la crise, ne se sont pas rendu compte de la gravité de la situation dans laquelle se retrouvent leurs enfants, en rapport avec l’enseignement.

En effet, déjà l’année dernière, les élèves et étudiants n’ont pas pu achever leur année et se sont retrouvés avec un programme tronqué. Heureux encore qu’ils aient été considérés comme ayant réussi leurs examens.

Au début de cette année scolaire, enseignants et parents ne savaient pas comment appréhender cette année assez particulière. Ils devaient faire en sorte de parachever le programme non enseigné l’année dernière et passer à celui de cette année, sachant que le temps leur était compté et que l’épidémie menace et jette son ombre sur les institutions éducatives.

Or, avec l’obligation de suivre les cours un jour sur deux, les élèves vont, au mieux, pouvoir cette année rattraper le retard de l’année passée.

Ce n’est qu’au bout de six semaines d’hésitation que les décideurs au niveau du ministère de l’Education ont compris qu’ils n’allaient pas y arriver, de la sorte et ils ont essayé de trouver autre chose, comme l’élaboration de programmes éducatifs « allégés ». Des programmes sensés ne retenir que l’essentiel du programme initial et destinés à être administrés en quelques semaines.

Mais le problème c’est que ces programmes ont été élaborés en, à peine, quatre semaines, par des gens qui ont, de surcroît, du travailler, la plupart du temps à distance… Donc, on ne peut qu’espérer que ces gens savent ce qu’ils font et qu’ils ne vont pas sacrifier, ainsi, toute une génération, en ayant modifié, à la va vite, les manuels d’enseignement, de toutes les étapes de la première année primaire à la terminale.

Maintenant, la question qui s’impose dans cette situation est de savoir si ce programme « allégé » est suffisant pour inculquer aux élèves, surtout ceux des classes terminales, les connaissances nécessaires qui leur permettraient, par exemple, d’intégrer des universités étrangères. Dans ce cas on serait en droit de se demander si ces connaissances limitées sont suffisantes, pourquoi, alors, saturer les esprits de nos jeunes par des tonnes de connaissances inutiles ?

Peut-être qu’en définitive, ils auraient mieux fait de laisser les élèves tranquilles,  éviter de les exposer à un risque épidémique certain et décréter une année blanche ! Car une année, ce n’est rien dans la vie d’un jeune. Une année perdue vaut mieux que toute une formation bâclée et inutile.

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