Tunisie : Ennahdha encore prise dans ses propres turpitudes sur la constitution

Après de multiples accrocs, des débats envenimés, des incidents d’une rare violence et quelques inadmissibles dérapages, la constitution, ce bébé  que tous les tunisiens  convoitent appellent de leurs vœux et dont la naissance s’accompagne, certes, de fortes convulsions ne fait toujours pas l’objet d’un consensus.

Pour l’après 14 janvier, les tunisiens espéraient se doter d’une constitution qui poserait les jalons d’un état civil et moderne et consacrerait les valeurs universelles de la liberté et de la dignité  mais une fois encore le principal parti au pouvoir à savoir Ennahdha change de cap, tergiverse et se fait prendre dans le piège de ses propres turpitudes.

Dans un post publié sur sa page officielle Facebook, Fadhel Moussa, député de l’Assemblée Nationale Constituante et membre de la commission de la coordination et de la rédaction de la constitution relève le revirement d’Ennahdha sur des points fondamentaux approuvés lors du dialogue nationale et supposés être gravés dans le marbre.

Les clauses se référant à la liberté de conscience, le droit de grève et le droit syndical, la loi sur les droits et des libertés, autant  de points qui se devaient d’être consacrés mais qui restent toujours sujette à caution . Par conséquent, la perspective d’une adoption consensuelle de la constitution  aux 2/3 s’éloigne, précise-t-il.

Néanmoins, le député laisse une marge de manœuvre et clôt le post sur une note positive en assurant l’engagement unanime à offrir à la Tunisie  “une constitution axée sur un État civil fondé sur la citoyenneté… un État démocratique des droits et des libertés… un État ancré dans sa culture et sa civilisation trois fois millénaires”.

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