Tunisie – Ennahdha passe à la politique du chantage

Lassée de courir derrières les représentants de toute la scène politique, en quête d’alliance, pour faire passer son gouvernement, Ennahdha est, depuis quelques jours, en train de passer à un autre type de discours. Celui du chantage.

Dans ce registre, tout est bon pour intimider les députés de l’ARP. Ainsi, les déclarations des responsables du parti islamiste se multiplient en rapport avec le spectre de la crise économique aiguë, en cas de refus de la confiance au gouvernement Habib Jemli, laissant croire que le pays est à l’abandon, sans gouvernement responsable et qu’il se pourrait que l’Etat soit dans l’incapacité, par exemple de payer les salaires de ses fonctionnaires.

D’autres dirigeants nahdhaouis, comme le membre du conseil de la Choura, Hamdi Zouari sont en train de prétendre qu’il faut accorder le vote de confiance au gouvernement Jemli, puisque le péril de la guerre en Libye menace l’intégrité de la Tunisie, surtout, en l’absence des ministres des Affaires Etrangères et de la Défense Nationale, congédiés par Kaïs Saïed et dont les départements sont gérés par des ministres intérimaires.

La forme de pression la plus utilisée, depuis des semaines, est celle de l’éventualité de la dissolution de l’ARP et de la tenue d’élections anticipées. Ce qui n’arrangerait pas la plupart des députés qui ne sont pas sûrs de pouvoir rééditer leur exploit des dernières élections. C’est à quoi a fait allusion, par exemple, le Cheikh Mourou, dans son entretien accordé à un média qatari, quand il a laissé entrevoir la possibilité de la dissolution de l’ARP, en cas de refus de la confiance au gouvernement Habib Jemli,  ajoutant qu’il était convaincu que les députés n’iraient pas s’aventurer sur cette pente.

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