Politique

Tunisie – Erdogan quitte la Tunisie au bout d’une demi-journée aussi “mouvementée” que “décevante”

Le président turc, Erdogan, vient de quitter la Tunisie, à l’issue d’une visite supposée durer deux jours, mais qui aura été réduite à une demi-journée. Une visite qui aura été chargée en faits et rebondissements.

La visite a débuté sur le tarmac de l’aéroport de Tunis Carthage, où Erdogan n’a trouvé, à son accueil, que le ministre des affaires étrangères, Khemaïs Jhinaoui. Mais il faut dire que les présidents de la République et du gouvernement avaient, peut-être, mieux à faire à une heure ou deux heures du matin.

Ensuite, il parait que la garde personnelle d’Erdogan a été empêchée de débarquer avec lui.

C’est, peut-être, à ces contrariétés qu’a voulu répondre Erdogan, en brandissant le signe des frères musulmans, « Rabâa », sur le perron du palais de Carthage, en présence de Béji Caïed Essebsi. Ce à quoi ce dernier n’a pas pu se retenir de réagir, en signifiant à son hôte que la Tunisie n’a qu’un seul étendard, et un seul drapeau, et pas d’autres symboles, ni Rabâa ni autre chose.

Ensuite, faussant le pas aux sympathisants d’Erdogan, à leur tête, les islamistes et leurs alliés du temps de la Troïka, qui l’attendaient au Bardo, la rencontre avec le président de l’ARP, Mohamed Naceur se déroula à Carthage, même, où le président turc a, par ailleurs, pu s’entretenir avec un ou deux chefs de partis politiques, les autres l’ayant snobé, lui et le déjeuner qui a été organisé en son honneur.

Erdogan est, donc, reparti trop tôt, non sans avoir au préalable été décoré par BCE des grands insignes de la République, et sans avoir supervisé la signature d’une somme d’accords et prononcé de nombreuses promesses qui vont, très probablement, rester sans suite.Une visite qui était sensée avoir une certaine signification, dans le cadre des conflits régionaux, mais qui aura fini par donner un contresens.

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