Tunisie – Et c’est parti… Pour une campagne interdite aux moins de 18 ans

Avant même les dépôts officiels des candidatures aux présidentielles, la campagne a démarré sur les chapeaux de roues. On pourrait en dire ce qu’on veut, mais elle est loin d’être politique.

En effet, les tunisiens vont avoir le choix dans la médiocrité, la bassesse morale et le langage ordurier. Ils pourront choisir entre celui qui fait tourner sa chaîne de télévision privée, pas pour sa propre propagande, mais pour s’attaquer aux autres, c’est-à-dire, toux ceux dont on aurait cité les noms quelque part, mêmes sous un mur, comme pouvant être de potentiels candidats, celui qui, ne possédant pas de chaîne privée, casque des sommes phénoménales pour accaparer les plateaux des autres supports médiatiques, et celui qui s’est contenté d’acheter les services de centaines de pages Facebook, et d’en créer d’autres, toutes sponsorisées à coups de dollars… Mais le problème c’est que tous ces supports de campagnes ne présentent qu’un seul discours, celui des injures, de la haine, du dénigrement et de la diffamation des autres.

Ayant enfin compris, que vue la limite des prérogatives du président de la République en Tunisie, c’était à la limite, idiot de bâtir sa campagne sur des programmes et des promesses mensongères, comme on en avait l’habitude, certains candidats au prochain scrutin, sauf quelques exceptions qui se comptent sur les doigts d’une seule main, ont entendu dire, de la bouche de leurs conseillers, que le poste de président de la République, exigerait plus qu’un programme, un certain profil, certaines qualités dans la personnalité, une notoriété et une aura à l’échelle nationale et internationale.

Constatant, amèrement, qu’ils ne possèdent aucune de ces qualités, ces candidats ont fait le choix de se présenter en tant que le choix du moindre mal et du moins mauvais. C’est pour cette raison que toutes les campagnes qui ont déjà démarré se basent, uniquement et exclusivement, sur les actions d’attaquer et de détruire l’image de l’autre. Ainsi, la sagesse devient dans leur bouche, une faiblesse de caractère. Le niveau d’éducation, synonyme d’incompétence en domaine de société et de relations publiques. La notoriété nationale, un prétexte pour susciter les démons du régionalisme. De même que toute notoriété étrangère est synonyme d’espion à la solde des grandes puissances qui n’ont rien d’autre à faire que de tout miser sur la Tunisie, puisque les grandes puissances sont extrêmement pauvres et aspirent à voler un peu des richesses incalculables du pays.

Le problème c’est qu’avec cette course à qui sera le plus ordurier et le plus mal élevé, certains candidats, voire leur entourage, sont persuadés qu’ils vont réussir. Ils ne savent pas qu’ils sont, pour le moment en train de réussir l’exploit de dégoûter davantage les tunisiens de cette élite qui se dit politique. C’est, effectivement une prouesse, quand on sait que les tunisiens sont depuis des lustres écœurés par ce paysage. La sanction des urnes sera fulgurante et risque de faire mal, très mal à tout le monde, y compris aux électeurs eux-mêmes !

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