Tunisie – Fakhfekh choisit de se battre avec le soutien… d’Ennahdha !

Harcelé de partout, accusé de tous les torts, acculé par tout le monde, on le dit même lâché par le président de la République, qui lui aurait conseillé, selon certaines sources, de démissionner, le chef du gouvernement, Elyes Fakhfekh, ne semble pas du tout de cet avis et a affiché sa volonté de se battre et de vendre cher sa peau.

Il a annoncé qu’il luttera pour prouver son intégrité et son innocence de tout ce qu’ils ont voulu lui coller comme accusations. Il a, aussi, décidé de défendre son bilan, qu’il juge positif, sur ses 100 premiers jours à La Kasbah, ne serait-ce que pour la victoire de son équipe contre l’épidémie du Covid.

Fakhfekh a annoncé qu’il était satisfait de son action. Il a, par ailleurs dressé un tableau alarmiste de la situation socio-économique qui a découlé de l’épidémie et des contraintes qu’elle a suscité et a promis qu’il n’allait rien lâcher et qu’il allait relever le défi de redresser cette situation.

Or, ce disant, il semble ne pas être au courant que dans les couloirs de l’ARP, certains sont déjà en train de collecter les signatures pour demander de lui retirer la confiance du parlement. Mais comme il ne peut pas ne pas savoir ce qui se trame contre lui et pour se permettre de parler de la sorte, c’est qu’il doit avoir, sérieusement, assuré ses arrières.

Comme il ne serait plus autant soutenu par Kaïs Saïed, la seule autre alternative qui lui reste, est de se rapprocher du Cheikh, pour demander sa protection et lui promettre, au passage, de faire tout ce que les frères lui demanderont. A commencer par le remaniement de son équipe, avec l’éviction des ministres du Courant Démocratique et du Courant du Peuple. Ces partis qui ont eu l’audace de fausser compagnie au Cheikh et de s’allier à ses pires ennemis.

S’il compte vraiment rester à La Kasbah, Fakhfekh devra faire le ménage chez lui, écarter ceux que le Cheikh ne peut plus sentir et les remplacer… Mais la question qui reste est de savoir par qui il va les remplacer?

La réponse lui a été soufflée par le Cheikh, à travers ses ailes à l’ARP, à savoir la coalition Al Karama et 9alb Tounes. En effet, les députés de ces deux formations se sont, Ô miracle, réunis, et se sont mis d’accord, pour menacer de faire virer le gouvernement et son président, en décidant de former une commission d’enquête pour révéler ses supposés dossiers de malversation. Une commission qu’Ennahdha s’est empressée de plébisciter.

Rien qu’en regardant la composition de cette commission, Fakhfekh devrait comprendre et capter le message du Cheikh, qui lui fait comprendre qu’il va devoir aménager des places dans son équipe pour les candidats de 9alb Tounes et de la coalition Al Karama.

Il serait, vraiment, très improbable que Fakhfekh décline cette offre.

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