Tunisie – Habib jemli : Il va falloir que quelqu’un lui dise qu’il n’est plus n’importe qui pour se permettre de dire n’importe quoi !

Il est vrai que Habib Jemli semble être à des années lumières de former, puis de présider son gouvernement. Il n’empêche que du moment qu’il a été chargé pour diriger le pays, durant la période à venir, il est devenu écouté, regardé, scruté par tout le monde. Du coup, ses déclarations, même les plus anodines, à son avis, deviennent des déclarations officielles qui reflètent la position du gouvernement et de l’Etat tunisien.

Il devrait, de ce fait, savoir qu’il doit arrêter de dire n’importe quoi ou de faire n’importe quelle réflexion… Il doit savoir que « le monde le regarde » !

On ne comprend pas ce qui a pris Habib Jemli, pour parler de la faillite du pays et de ses institutions dans un tweet, qu’il a posté sur sa page officielle, il y a de çà une semaine. Un tweet dans lequel il se vante d’être en train de mettre en place « une stratégie sans précédant, pour tenter de sauver le pays et ses institutions de la faillite ».

Qu’un citoyen lambda le dise, ou que ce soit un représentant de l’opposition, ou encore, un des responsables de l’UGTT, passe encore. Mais que çà vienne de la bouche du premier responsable du pays, cela pourrait avoir des conséquences incalculables, qu’il semble ignorer.

Il a l’air, en effet, d’ignorer que quand le premier responsable d’un pays parle de faillite de ses institutions, il est pris au mot, non pas par ceux qu’il voulait épater, mais par d’autres auditeurs et lecteurs attentifs à tout ce qui se passe, ou qui risque de se passer dans le pays.

Ainsi, il va faire peur aux probables investisseurs étrangers qui vont se dire que la situation est bien trop grave pour qu’ils se hasardent à placer un sou en Tunisie. Il va aussi attirer l’attention des fameuses et fumeuses agences de notation des pays et de leurs institutions, qui vont se dire, que si c’est lui qui le dit, c’est que c’est certainement, bien plus grave que çà. Par ailleurs, les éventuels bailleurs de fonds vont devenir plus « attentifs ». Ce qui se répercutera forcément sur les taux d’intérêt qu’ils vont imposer à Habib Jemli… Et, bonjour les dégâts !

Alors de grâce, messieurs les responsables ou les conseillers de communication à Dar Dhiafa, ayez pitié de ce pauvre peuple qui agonise et qui n’a nullement besoin d’un coup de grâce de la part de Habib jemli !

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