Politique

Tunisie : Insultes de Moncef Marzouki ou quand l’hôpital se fout de la charité

MM 

 

Moncef Marzouki insulte le peuple tunisien, et alors ?! Au moins il est fidèle à sa ligne de conduite corrosive et à son tempérament instable et agité. Il est resté prisonnier de sa rancune et de son amertume suite à sa cuisante défaite électorale. Tout compte fait, il a raison, le peuple tunisien n’a aucune morale pour l’avoir délogé de Carthage, lui le saint homme et le leader éclairé. Il n’a pas tort, les Tunisiens sont un odieux ramassis de menteurs, d’hypocrites et de corrompus pour lui avoir préféré un homme, qui de son avis, n’a ni envergure, ni parole et ni vergogne. Revanchard et aigri, Moncef Marzouki ressasse encore son échec et remâche son ressentiment. Chaque mot est trempé dans le fiel. Il pète par la bouche et disserte par l’anus.

Ses frasques et ses sorties de route, qui sont légion, n’étonnent plus tant le personnage adore se donner en mauvais spectacle et amuser la galerie.  Après tout, ce n’est pas la première fois qu’il dégaine de Doha son fusil de haine pour trouer la peau des tunisiens. Il a pris le pli et l’habitude. Il se régale à défrayer la chronique et à mettre tout le monde à dos. Toujours à contre-pied et à contre-courant. Il élève la fourberie en stratégie de communication et l’outrage en plan de combat. Myopie ou schizophrénie ?! Peut-être les deux à la fois si l’on juge que Moncef Marzouki a  transformé la politique en fonds de commerce.

A défaut d’exister politiquement, il se rabat sur l’arme de la provocation pour faire l’actualité et attirer de nouveau les regards médiatiques sur sa fantasque et sombre personne. Le tollé que ses scandaleux propos à l’égard des tunisiens ont soulevé est un pain bénit pour le Tartour national. En ce moment, il doit, de toute évidence, en boire du petit lait et en faire des gorges chaudes. Depuis sa sortie par la petite porte de Carthage, Moncef Marzouki n’a de cesse de ruminer sa rancœur et de brasser de l’air. Sur le plan strictement politique, qu’-t-il fait sauf jouer l’idiot du village. Rien que des effets d’annonce et des écrans de fumée. Aucun programme, aucune initiative. Même son nouveau parti, dont le nom est aussi burlesque que son auteur, brille plutôt par son silence et son inertie. Moncef Marzoukin’est pas dans l’opposition mais dans l’hystérie.

Qatar n’est autre que la rampe de lancement de ses missives de croisière et de ses bombes verbales contre la Tunisie et les Tunisiens. N’est-ce pas de Doha que Moncef Marzouki a menacé de dresser, sur les places publiques, les potences à l’encontre de l’opposition désobéissante ? N’a-t-il pas mis en garde quiconque osant nourrir des velléités d’égratigner le monarque qatari et levé le couperet de la justice pour en décapiter les coupables présumés ?! Son allégeance frisant la servilité à ce roitelet féodal où rien que la pensée est un coup d’Etat, laisse penser qu’il y anguille en or sous roches et qu’il se complait à cette posture de larbin face à son bailleur de fonds. Cirer les crasseuses pompes de Doha ne semble pas le déranger outre mesure.

Aujourd’hui, Moncef Marzouki commet la bourde de trop en déchargeant sa haine sur le peuple tunisien, au grand mépris de ses électeurs ou ce qui en reste. Droit dans son rôle de pompier de service, son chat noir, Adnène Mansar, tente de tordre le cou à la vérité et se démène pour noyer le poisson en interprétant autrement les propos de son triste mentor et assurant que le système déchu est ciblé et non les tunisiens. Parfois l’excuse est pire que le forfait, comme assène le vieil adage arabe. Un autre dit “Si tu n’as pas honte, fais ce que bon te semble”.

En tout cas, la comédienne Leila Toubela tout à fait raison de porter plainte et d’inviter la justice à se prononcer sur ce cas de figure où un ex-président insulte son peuple, celui-là même qu’il a pourtant fait des pieds et des mains, sacrifiant à toutes les concessions et jouant la stripteaseuse du roi, pour veiller à son destin en tant que chef d’Etat aussi provisoire et désigné qu’il était. Le même peuple dont une bonne partie lui a accordé sa confiance et sa voix lors du scrutin présidentiel. Ce n’est pas de l’ingratitude mais il s’agit bel et bien de mépris. Ceci dit sans occulter que la corruption, le favoritisme ou autres tares de la société tunisienne sont des maux réels rongeant le corps tunisien.

 

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