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Tunisie – Jardins de Carthage : A quand la fin du carnage ?

Tunisie – Jardins de Carthage : A quand la fin du carnage ?

Le quartier des jardins de Carthage est, depuis quelques heures, cette nuit, le théâtre d’un Rodéo tristement habituel. Celui des battues nocturnes des agents de la municipalité, mandatés par le Sieur Fathi Laâyouni, maire de la commune, pour exterminer les chiens errants qui pullulent dans le quartier.

Le plus atroce dans cette histoire, bien plus que le spectacle désolant des cadavres de chiens qui jonchent le sol les lendemains de ces rodéos, c’est la limite d’esprit des décideurs dans cette affaire.

Des décideurs qui ordonnent ces campagnes d’extermination depuis des mois et des mois, voire, parfois des années et qui ne se sont toujours pas rendus compte que cette méthode, malgré sa barbarie et malgré le fait qu’elle soit supposée radicale, demeure sans aucune efficacité, car le nombre des canidés ne cesse d’augmenter.

Il faut croire que les connaissances aussi bien du maire que de ses conseillers ne leur permettent pas de se rendre compte du ridicule de ce qu’ils sont en train de faire. Ils ne comprennent apparemment pas que cette méthode d’abattage est aussi cruelle qu’inutile.

Ils ne savent pas que la lutte contre les chiens errants commence par faire leur travail comme il se doit. Ils doivent procéder à l’enlèvement des ordures ménagères de façon régulière et rigoureuse. Car tant qu’il y a de la nourriture dans les rues et autour des containers, il y aura toujours des chiens.

Qu’ils soient ignorants de ces détails, passe encore, mais il semble qu’ils ne sont même pas capables d’imiter leurs voisins. Car pas loin de chez eux, du côté de l’Ariana, des Menzah et Ennasr, la mairie a décidé de ne plus abattre les chiens, mais de les attraper, de les stériliser, puis de les relâcher. Force est de reconnaître que le résultat commence à se faire sentir. Car de cette façon,au bout d’un certain moment, quand la proportion de chiens stérilisés devient prépondérante, le nombre des chiens errants va régresser et ils finiront même par disparaître.

Donc, de grâce ! S’il y a quelqu’un qui peut avoir accès à Si Fathi Laâyouni, qu’il lui touche, et qu’il l’invite à approfondir ses connaissances sur le sujet, s’il veut vraiment rendre service à ses administrés. A moins que le bruit des fusillades le berce dans son sommeil. Sachant qu’il ne faut pas oublier, dans cette affaire, la gravité du fait d’habituer les riverains aux bruits des détonations. Ce qui faciliterait la vie aux éventuels terroristes !

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