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Tunisie – Jeu de la baleine bleue : Et l’hécatombe continue sans que le gouvernement ne s’en soucie ni ne bouge un doigt

Ils ont été deux, à décéder ce week end. Deux enfants à la fleur de l’âge. Un gosse à Zaghouan, et une fillette à Kélibia. Ils se sont donné la mort à cause de leur participation à ce jeu aussi débile que mortel, qui se nomme « la baleine bleue ». Ils se sont donné la mort, inscrivant leurs noms à la queue d’une liste macabre promise à s’allonger, encore et encore. Ils se sont donné la mort, laissant une amertume et une désolation chez leurs parents, mais aussi, chez les autres parents, qui à chaque fois que le compteur macabre de ce satané jeu marque une nouvelle victime, s’enfoncent de plus en plus dans le désarroi, et se sentent, de plus en plus, désarmés face à ce péril qui s’abat sur eux, et dont ils ne connaissent, pratiquement, rien.

Les parents des victimes, et les autres, d’une façon générale, aimeraient comprendre comment un simple jeu en ligne, puisse se transformer en machine à tuer les gosses. Ils se sentent désemparés, ne sachant, même, pas de quoi il s’agit. Ils ne savent pas comment se comporter avec leurs enfants. Ils ne savent, même, pas si leurs enfant jouent à cette roulette russe. Ils voudraient savoir, d’autant plus que ce jeu s’attaque à des gosses en début de phase pubertaire, là où les parents ne comprennent, déjà, au départ, rien à rien, et que plusieurs d’entre eux n’osent, même, pas entrer dans la chambre de leurs enfants.

Mais ce qui laisse perplexe, devant cette hécatombe qui a fauché des dizaines d’innocentes âmes, et pas qu’en Tunisie, puisque même nos frères algériens subissent la même terreur que nous, et devant le désarroi de toutes les familles, il y en a une, de famille, qui n’en a, apparemment, rien à cirer de tout çà. La grande famille de l’Etat tunisien, en l’occurrence. Les hommes d’Etat, apparemment, trop occupés à défendre leurs propres intérêts, et leur maintien à leurs postes, se fichent royalement de ce qui pourrait terroriser les familles tunisiennes. Alors qu’il suffirait d’un tout petit effort, un infinitésimal effort, de la part d’au moins trois ministres qui sont, en principe, concernés par ce phénomène, et par sa prévention. Il suffirait que les ministres de la famille, de la jeunesse, et de l’éducation, se penchent sur ce problème qui commence à prendre l’ampleur d’un fait de société. Il suffirait qu’ils en parlent, qu’ils communiquent dessus, qu’ils expliquent aux gosses, les dessous de ce satané jeu. Il parait que ces enfants se donnent la mort quand, à un certain stade du jeu, ils se trouvent menacés, eux et leurs familles, de mort, s’ils n’exécutent pas ce qu’on demande d’eux. Or, il suffirait de faire comprendre aux enfants qu’ils ne peuvent rien leur faire, et qu’il ne faut pas donner des détails de leur vie personnelle aux diables qui manipulent ce beau monde, s’ils ne veulent pas qu’on les menace de les divulguer, et que… et que… et que…

Mais non ! Au lieu de çà, notre élite politique continue de se vautrer sur ses beaux divans, et planer dans ses doux rêves de Pachas, et demeure tout à fait sourde aux doléances des « indigènes » qu’elle gouverne.

Mais il leur faudrait, tout de même faire gaffe. Car chez le tunisien, il y a un truc, qu’ils ne semblent pas saisir : C’est qu’on peut l’affamer, le réduire à la famine, à l’esclavage, mais gare à celui qui oserait mettre en péril la santé et la vie de ses enfants !

 

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