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Tunisie – Journée de « festival » à Djerba, en l’honneur de Nidaa Tounes

Tunisie – Journée de « festival » à Djerba, en l’honneur de Nidaa Tounes

L’île des rêves ! Djerba n’a jamais si bien porté son nom ! On croyait vraiment rêver, aujourd’hui en suivant les actualités en provenance de l’île.

Les insulaires connus pour leur hospitalité, dont la réputation a traversé mers et océans comme elle a voyagé à travers les âges et les époques (depuis l’épopée d’Ulysse), ont voulu marquer l’arrivée sur leur sol des invités de Nidaa Tounes.

Et comme tout comité de bienvenue qui se respecte, ces gens ont commencé les répétitions depuis hier vendredi, en criant ici et là, quelques slogans, et en arrachant quelques affiches et banderoles, histoire de se mettre en condition.

Tôt ce matin du samedi, ils ont essayé d’envahir et d’occuper la salle des congrès qui allait abriter le meeting de Nidaa Tounes. Ils ont été refoulés par les agents de sécurité des lieux et ceux du parti organisateur.

Ils se sont alors regroupés autour du bâtiment pour mieux saluer et souhaiter la bienvenue à leurs hôtes. Ils ont même prévu un spectacle de Fantasia, et ont ramené pour ce faire, des équidés.

Une heure à peine après le début du meeting, des éléments de ce comité ont réussi, moyennant une complaisance policière, à investir la salle du meeting pour y semer la pagaille et bombarder l’assistance de divers projectiles.

Il faut dire, qu’à cet instant, Ahmed Nejib Chebbi venait d’achever son allocution à l’ouverture de la séance en annonçant un très probable rapprochement entre le pôle constitué autour de Nidaa Tounes, Al Jomhouri et Al Massar, d’un côté, et le front populaire de l’autre. Déclaration qui a du en donner des frissons aux gens dehors !

L’assaut a eu pour effet de perturber les travaux de l’assemblée qui a été, dans un premier temps, suspendue, avant d’être définitivement arrêtée. On comptait, alors, parmi l’assistance et les journalistes présents, un certain nombre de blessés légers par jets d’objets et projectiles divers.

Il y a bien eu des tentatives de poursuivre les travaux ailleurs et en huis-clos pour parachever les tractations, mais les assaillants ont eu raison de ces tentatives en encerclant le bâtiment et assiégeant les congressistes à l’intérieur.

Ce siège dura près de quatre heures, malgré les multiples demandes au secours lancés par BCE, Lazher Akremi, Khemaïs K’sila, Taher Ben Hassine à l’attention des autorités et du ministère de l’intérieur. Ces appels sont resté lettre morte, ce qui a poussé les intervenants à accuser le ministre de l’intérieur de complicité évidente. Ridha Belhaj, a d’ailleurs, assuré que le parti allait porter plainte contre le ministère de l’intérieur auprès des instances internationales.

Khémais K’sila a même prévenu que ce qui se passait à Djerba était un prélude pour ce qu’allait pratiquer Ennahdha pendant une hypothétique campagne électorale pour empêcher ses concurrents de communiquer avec leurs bases.

Ahmed Nejib Chebbi, qui était de la fête, a conclu lui aussi, à une complicité évidente des forces du ministère de l’intérieur, ce qui l’a poussé à se rabattre sur le président provisoire de la république en sa qualité de chef suprême des armées, pour demander une intervention militaire. Ce qui a été fait quelques moments plus tard, pour permettre aux assiégés de quitter le palais des congrès et par la même occasion l’île des rêves, si charmeuse et si accueillante.

 

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