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Tunisie: Justice populaire sur les réseaux sociaux: est-ce une solution?

Tunisie: Justice populaire sur les réseaux sociaux: est-ce une solution?

Une vidéo, a circulé hier sur Facebook, dans laquelle une maquilleuse travaillant dans un salon de coiffure de renommée, raconte avoir été « frappée », « piétinée » et « humiliée » par son patron et sa femme.

Le même jour, la photo d’une employée à la réception d’un hôpital a également fait fureur sur les réseaux sociaux. D’après la publication, cette dernière aurait eu une attitude très désagréable, voire violente, avec les patients, notamment ceux d’un certain âge.

Résultat, une autre photo affichant la réceptionniste et la femme du propriétaire du salon de coiffure comme « les deux personnes les plus détestées de la Tunisie » est actuellement partagée en masse sur Facebook.

Soyons d’accord, au cas où ils seraient prouvés, les faits commis par les personnes en question sont condamnables et doivent être sévèrement sanctionnés. Le harcèlement à l’embauche et la violence même verbale sont parfaitement illégaux.

Cependant, n’oublions pas que ces présumés coupables n’ont pas donné leur version des faits et n’ont pas eu doit, pour le moment, à un procès équitable.

Rappelons ces histoires d’hommes ayant été accusés à tort de harcèlement ou de viol qui ont tout perdu (famille, travail et réputation) et qui ont été par la suite innocentés.

Bien que la publication des résultats des enquêtes (dans la limite tolérée par la loi) n’ait rien d’illicite, la place des procès est dans les cours de justices et non sur les réseaux sociaux.

 

 

 

 

 

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