Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu jeudi 14 novembre au palais de Carthage Farouk Bouasker, président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), venu lui présenter le rapport d’activité de l’instance ainsi que son rapport financier pour l’année 2024.
Cette rencontre, consacrée au suivi du processus électoral et au fonctionnement de l’ISIE, a également permis d’aborder les prochaines étapes du calendrier politique tunisien.
“Ce qui s’est passé depuis le 25 juillet 2021 a sauvé l’État”
Au cours de l’entretien, Kaïs Saïed est revenu sur la séquence politique ouverte depuis le 25 juillet 2021, estimant que les décisions prises à cette date ont constitué un “sauvetage de l’État”, en réponse directe à la volonté populaire.
Le chef de l’État a rappelé les différentes étapes de cette transformation institutionnelle :
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l’organisation d’une consultation nationale,
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le référendum constitutionnel,
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les élections des membres de l’Assemblée des représentants du peuple,
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suivies des élections des conseils locaux, qui ont permis la mise en place du Conseil national des régions et des districts,
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avant la tenue des élections présidentielles, organisées “dans tous les délais fixés”.
Selon lui, la Tunisie se trouvait, avant le 25 juillet 2021, “au bord de l’explosion”, en raison de ceux qui “considéraient l’État comme une butin” et se répartissaient les rôles “comme ils continuent de le faire aujourd’hui”.
Priorité aux prochaines municipales : un nouveau cadre légal en préparation
L’un des points centraux du dossier discuté à Carthage concerne la préparation des prochaines élections municipales.
Kaïs Saïed et Farouk Bouasker ont convenu de la nécessité de lancer sans délai les préparatifs logistiques et techniques de ce scrutin, une fois la nouvelle loi électorale adoptée.
L’ISIE sera chargée d’intégrer ce nouveau cadre juridique dans son dispositif opérationnel et d’en assurer l’application sur le terrain.
L’organisation des municipales représente une étape importante dans la consolidation du nouveau système politique fondé sur la représentation locale.
Selon la présidence, il s’agit de garantir une cohérence entre les différents niveaux élus — local, régional et national — afin d’assurer une gouvernance plus décentralisée, axée sur les attentes des citoyens.
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