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Tunisie – Khemaïs Ksila : Pourquoi le remaniement a raté, et a créé un nouvel équilibre favorable des forces !

Tunisie – Khemaïs Ksila : Pourquoi le remaniement a raté, et a créé un nouvel équilibre favorable  des forces !

Dans une interview exclusive sur TunisieNumérique, Khémaïs Ksila membre du bureau politique de Nidaa Tounes, a bien voulu donner son avis de connaisseur concernant le remaniement ministériel et ce qu’il a remué comme émotions et faux espoirs chez le tunisien.

Le remaniement : Un feuilleton insipide

Il explique que le remaniement est devenu « le feuilleton » de la saison. Et en guise de feuilleton, ce fût un bide, que les tunisiens ont vite détesté. Et Si Khémaïs nous en donne les raisons :

Hamadi Jebali et son équipe s’y sont très mal pris, dans cette affaire. Ils ont d’abord laissé le citoyen espérer beaucoup trop de choses de ce remaniement, alors qu’il ne pouvait aboutir à rien ! Le remaniement ne pouvait rien amener, du moins en ce qui concerne les attentes du citoyen, pour la simple raison que la démarche s’est opérée à l’inverse de ce qu’elle devait. En effet, il fallait d’abord se mettre autour d’une table de discussions, repérer et identifier les besoins actuels du pays, les classer par ordre de priorité, par exemple les problèmes sociaux, l’insécurité, la violence grimpante… Et c’est seulement à partir de ce constat, qu’on devait essayer de trouver l’équipe gouvernementale adéquate pour mener à bien les missions qui allaient s’en dégager.

Or Jebali s’y est pris à reculons, en essayant de trouver les gens indiqués, surtout pas du point de vue de leurs compétences, et d’en constituer une équipe qui n’aurait eu aucune idée du chantier qui l’attendait.

Ceci témoigne de l’intérêt du gouvernement centré sur la distribution des sièges, très loin des tracas quotidiens du citoyen.

Les conditions de réussite du prochain gouvernement

D’un autre côté, pour réussir, le prochain gouvernement devrait être composé de « compétences », avoir un nombre réduit de membres, et surtout que ses membres soient interdits de se présenter aux prochaines élections, pour préserver la neutralité de l’administration. C’est seulement ainsi qu’un gouvernement pourrait gagner la confiance des gens à l’intérieur du pays comme à l’étranger.

Un nouvel équilibre favorable de forces à l’ANC

Un autre point a été soulevé par Khémaïs Ksila, lors de cette interview, c’est celui de la nouvelle donne sur la scène politique, en ce qui concerne les balances de pouvoir, surtout après le chassé croisé des constitutionnels entre les différents partis, et à la suite des dernières défections par certains élus, qui ont été débauchés par Ennahdha en vue de les intégrer au gouvernement, et qui ont, de ce fait, été renvoyés de leurs partis.

Si Khémaïs trouve qu’à quelque chose malheur est bon ! En effet cette mobilité des élus a complètement changé la donne sur le plan nombre de voix de chaque flanc de l’ANC. La nouvelle donne est tout ce qu’il y a de bénéfique voire de salutaire puisqu’elle permettra à l’opposition d’imposer une nouvelle lecture dans l’ANC, notamment, en ce qui concerne le deuxième brouillon du projet de la constitution.

D’ailleurs, Si khémaïs a confié, qu’Ennahdha est consciente de ce changement, et de la déperdition du bloc de la Troïka, et c’est pour cette raison, qu’elle est en train de penser à la redistribution des postes ministériels pour le prochain gouvernement, toujours pas sur la base des compétences, mais plutôt, en optant pour des noms qui pourraient favoriser l’adhésion d’autres blocs d’élus.

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