Politique

Tunisie (Vidéo) – La brillante idée de Rafik Abdessalem de dîner à Sidi Bou Saïd … ce soir !

La nouvelle s’est propagée comme un feu de paille : Rafik Abdessalem dîne à Sidi Bou Saïd. Les riverains n’en croyant pas leurs oreilles, voulaient voir pour croire. Rapidement, une foule de plus de trois cent personnes s’est amassée aux abords du restaurant huppé « Dar Zarrouk ».

L’histoire s’avère être vraie. Il y avait en face du restaurant, la voiture officielle du ministre ainsi que des voitures du corps diplomatique.

Il s’avéra que le ministre des affaires étrangères a choisi, pour inviter à dîner une délégation du Koweït, le restaurant de Sidi Bou Saïd. Oui, effectivement, en ce jour et en ce lieu. Il fallait vraiment y penser !

Mais que voulait-il prouver ou plutôt, se prouver ? Qu’il était au dessus du lot, alors que tous ceux qui l’y ont précédé, Marzouki en tête, ont essuyé la colère des riverains ? Il voulait montrer à ses hôtes que le gouvernement contrôle la situation ? En tout cas, c’est vraiment réussi, s’il cherchait à épater ses hôtes !

Quelque soit la raison qui l’a poussé à choisir ce restaurant précisément, cette nuit précisément, ce geste a été perçu par les riverains comme une ultime provocation, qu’ils ne sauraient tolérer.

Il y a, donc, eu foule devant le restaurant. Des habitants en colère l’attendaient à la sortie. La foule criait de tous ses poumons, pour déclarer sa colère.

Très rapidement, un impressionnant dispositif sécuritaire fût dépêché sur place. Et aux dernières nouvelles, le ministre et ses illustres hôtes ont pu être évacués du restaurant par « la porte de service ». Pour une soirée, nos hôtes ont vraiment eu le droit à la totale, et en guise de dîner, ils ont eu droit au dîner gala, et, surtout, la cerise sur le gâteau, avec la sortie en catimini par la petite porte.

Cette retraite sous le couvert de la nuit, et par la petite porte, a laissé un sentiment de dégoût chez les protestataires qui déploraient qu’il n’ait même pas eu le courage de les affronter.

Les policiers rappelés en renforts, éreintés par ces va et viens incessants sur les pentes de Sidi Bou Saïd, se sont contentés de libérer l’accès aux voitures qui s’en sont retournées vides.

Commentaires

Haut