Economie

Tunisie: La grève générale témoigne de l’échec de toutes les parties, selon Ezzeddine Saïdane

L’expert en économie, Ezzeddine Saïdane a affirmé que la grève générale reflétait un échec de toutes les parties, assurant  dans une déclaration à Tunisienumérique ce jeudi, que la grève générale décidée par l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) entraînera une série de conséquences négatives, directes et indirectes.

Evoquant les conséquences directes, l’expert a estimé que le coût financier peut être énorme pour l’économie nationale, d’autant plus que l’ARP est en train d’approuver le budget de l’État pour 2019.

Dans ce contexte, Saïdane a indiqué que cette grève transmet au monde une série de messages négatifs selon lesquels la Tunisie souffre toujours d’instabilité économique et sociale.

La grève influera également sur l’attractivité des investisseurs étrangers, au moment où la Tunisie et son économie ont désespérément besoin d’eux, car l’instabilité du climat économique décourage les investisseurs de mener des projets en Tunisie.

Il a ajouté que les autorités tunisiennes se mettaient dans une situation très délicate concernant  les augmentations  salariales, ajoutant que cette grève est un signe clair d’échec pour toutes les parties, a-t-il insisté.

L’économiste a souligné que cet échec se traduisait par l’impossibilité de traiter et de diagnostiquer les problèmes économiques et sociaux de la Tunisie afin d’apporter un certain nombre de solutions appropriées qui contribueront à colmater l’hémorragie de l’économie tunisienne.

L’expert  a souligné qu’il n’existait aucun indicateur d’amélioration du niveau de l’économie tunisienne et que tous les chiffres et statistiques ne sont que des résultats faux et peu réalistes.

Il a appelé les décideurs à prendre les mesures nécessaires pour lancer une réforme globale de l’économie tunisienne.

L’UGTT a appelé à une grève générale jeudi, 22 novembre 2018, après la suspension des négociations avec la présidence du gouvernement, selon le Secrétaire général de l’organisation syndicale, Noureddine Tabboubi.

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