Tunisie – La honte d’être tunisien au temps des Mollahs

Il est venu le temps où nous avon  honte de dire que nous sommes  tunisiens. Nous avons honte de dire que nous sommes pauvres, nous avons honte de dire que nous avons faim. Nous avons  honte de dire que nous vivons d’aumône.

Il fut pourtant un temps où nous étions était fiers d’afficher notre passeport tunisien, nous étions fiers d’être la locomotive du monde arabe, d’être les fils de Bourguiba, petits fils d’Alyssa et de Hannibal.

Le monde arabe nous enviait pour notre science, pour notre savoir, pour notre histoire, pour notre positionnement parmi les Nations. Nous étions un peuple uni, nous nous s’entraidions, nous étions soudés dans le meilleur comme dans le pire. Nous avions nos mécanismes de solidarité sociale, dans la discrétion et dans la fierté. Personne ne mourait de faim dans nos murs. Nos aïeuls nous ont appris à partager, à ne pas laisser son prochain dans le besoin, à préserver la dignité d’autrui, comme on  préserve sa propre dignité. Nos aïeuls nous ont inculqué le respect et la sacralité de la Nation, de la ville, du quartier, comme ceux de la famille. Oui, les tunisiens étaient une famille où on se bagarrait, on se réconciliait, on se chamaillait, on faisait la paix. Nous étions en un mot, frères et sœurs.

Or, depuis l’arrivée des autres « frères », rien en Tunisie n’est plus comme avant. On ne reconnait plus les gens on ne reconnait plus ses amis, on ne reconnait plus ses voisins. Ils sont devenus des étrangers, voire même des ennemis. Nous sommes devenus divisés et plus rien ne nous unit, même pas la Nation, puisque nombre d’entre nous ne la reconnaissent pas. On nous a humiliés, on nous a appauvri on nous a affamés. Puis, devant les caméras  du monde, on a prétendu nous faire l’aumône.

Nous, les fiers tunisiens, sommes devenus la risée du monde. Des affiches nous décrivent, dans les capitales du monde, comme un peuple affamé, ce que nous sommes devenus. Un peuple qui meurt de froid, ce qui est vrai, comme un peuple appauvri qui vit de l’aumône des autres, ce qui est en train d’arriver.

Avant, Les tunisiens s’entraidaient sans, pour autant, le crier sur les toits, sans se faire accompagner de caméras, sans nous humilier les uns les autres. Maintenant, les associations supposées caritatives  venues de pays qui, jadis, nous regardaient d’en bas, sillonnent le pays et organisent des « galas » filmés et retransmis à travers le monde, pour distribuer de la nourriture au peuple indigène tunisien qui crève de faim.Le tout orchestré par nos « frères ». Et, surtout,  rythmé par les échéances des élections.

Nos frères du Qatar n’ont-ils pas conduit une campagne fracassante pour collecter des fonds et des couvertures nous décrivant comme un peuple qui gèle de froid ? Nos frères turcs, qataris et dernièrement, koweitiens ont appris que nous mourrions de faim et ont accouru, non pas avec leurs vivres, car eux, ils n’en n’ont pas, mais plutôt,avec leurs riyals, pour nous payer des cartons de nos propres vivres achetées chez nos propres commerçants. Il faut dire qu’ils étaient animés de beaucoup de bonne volonté et sollicités par leurs « frères » de Tunisie, qui profitant du fait qu’ils aient affamé le peuple tunisien, font semblant de l’aider en lui faisant de l’aumône.

Et qu’on ne nous démente pas, puisque les images de ce qui s’est passé il y a deux jours à Tataouine, sont plus qu’éloquentes et ne permettent aucune interprétation. En effet, des figures connues du parti islamiste des « frères », ont convoqué des centaines de gens qu’ils ont appauvris et affamés, les ont regroupés dans une salle, devant des rangées de cartons contenant des aides alimentaires, en provenance (financés) du Koweït et ont prétendu s’être débrouillés avec les frères koweïtiens pour leur donner l’aumône, ajoutant qu’il ne faudrait, surtout pas oublier ce geste de noblesse, dans quelques mois, quand il sera question de passer aux urnes.

Ce qui s’est passé, en plus d’être une honte, démontre que nous n’avons plus$d’Etat en Tunisie. Nous n’avons pas une autorité qui interdise ce genre de manœuvres et qui empêche de soi-disant ONG étrangères de se balader à travers le pays, sans passer par les filières officielles comme l’UTSS et autres structures relevant du ministère des Affaires sociales et des instances onusiennes, comme par exemple le croissant rouge tunisien.

Honte à nous, et honte à ceux qui ont permis çà! Qu’ils gardent en  tête que l’histoire retiendra tous leurs faits et méfaits !

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