Tunisie – La mairie de l’Ariana : Aucun  sens de priorité dans les dépenses publiques

La mairie de l’Ariana est en train de nous faire, ces derniers jours, un show en matière de bonne gouvernance et de bon usage de l’argent du contribuable.

En effet, depuis plus d’une semaine, un nombre impressionnant d’engins de travaux publics a envahi les rues et places de la Cité Ennasr. Ces engins ont commencé à « dévirer » le bitume des rues et avenues de la cité, en vue de le rénover et de le remplacer. Or ces routes que la mairie est en train de rénover ne sont pas en si piteux état, voire  souvent en très bon état. Les experts en travaux publics vont, certainement, répondre que ces revêtements d’enrobé ont une durée de vie limitée et qu’il faut les rénover, de façon cyclique. Ce qui est, certainement, vrai.

Mais quand regarde, dans d’autres cités, relevant de la même mairie, comme par exemple la Cité de Borj Louzir et celle d’Ettadhamen, l’état des rues et des chaussées qui ont viré au cauchemar pour les usagers, on serait en droit de se demander s’il n’aurait pas mieux valu, commencer par réparer ces rues. Ce qui est devenu, surtout après les dernières pluies, une question vitale pour les riverains de ces cités.

Le conseil municipal répondra forcément que chaque arrondissement municipal a ses propres budgets et programmes. Mais si le maire de l’Ariana n’a pas la liberté d’action pour délimiter les priorités de sa région et de virer les fonds, pour prendre en charge ces priorités qui ne sauraient attendre, cela voudrait dire que ces histoires de gouvernance locale et régionale n’ont aucun sens, de même que la ritournelle de la décentralisation du pouvoir !

 

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