La transition écologique est un secteur particulièrement porteur pour les jeunes qui ont l’idée d’avoir un impact environnemental tout en construisant une carrière solide.
En effet, les métiers verts ne se limitent pas aux rôles traditionnels dans l’environnement. Ils s’étendent bien au-delà, couvrant des secteurs aussi variés que le droit, la chimie, la finance, la technologie, le conseil, et bien d’autres.
La transition écologique transforme le marché du travail
D’après le World Economic Forum, la transition verte pourrait générer des millions d’emplois dans les années à venir, notamment grâce à l’expansion des énergies renouvelables et à l’adaptation des entreprises aux nouvelles normes environnementales.
La transition écologique n’est plus un concept abstrait : elle transforme peu à peu le marché du travail. Selon le rapport From Skills Anticipation to Skills Action (European Training Foundation, 2025), la Tunisie et le Liban peuvent adapter leurs formations et politiques d’emploi pour accompagner cette mutation. Ces ajustements sont essentiels pour soutenir les filières en pleine croissance : énergies renouvelables, gestion des déchets, agriculture durable ou bâtiments économes en énergie.
D’après « Eco Tous », une plateforme dédiée à la vulgarisation économique, ces secteurs offrent de réels débouchés aux jeunes diplômés techniques et scientifiques. Mais pour que cette opportunité devienne concrète, il faut des compétences adaptées et une formation alignée sur les besoins du marché. Pour les jeunes, « durabilité » prend désormais un sens tangible : un travail stable, utile et porteur d’avenir. Derrière ces transformations, une idée simple mais prometteuse se dessine : l’avenir du travail pourrait bien être… vert.
Formations et besoins du marché
Selon le rapport de l’ETF, ces compétences couvrent tout : maintenance d’installations solaires, conception de bâtiments écologiques, gestion de l’eau et suivi énergétique des usines. Pourtant, les formations n’évoluent pas toujours au rythme des besoins du marché : en Tunisie et au Liban, un décalage subsiste entre ce que les écoles enseignent et ce que les entreprises demandent réellement.
Pour combler ce fossé, le rapport recommande notamment l’anticipation des besoins en compétences via une collaboration renforcée entre institutions publiques et secteur privé et l’actualisation des programmes de formation professionnelle avec des modules sur durabilité et efficacité énergétique ;
Tunisie et Liban : parcours et ambition
« Eco Tous » souligne que la Tunisie progresse à pas mesurés, tandis que le Liban, malgré ses crises structurelles, mobilise fortement ses initiatives vertes. Le rapport de l’ETF identifie des obstacles communs : manque de coordination entre politiques d’emploi et stratégies environnementales, faible visibilité des métiers verts, déficit de données fiables sur les besoins en compétences.
Mais des avancées existent. En Tunisie, on évoque le développement des programmes liés à l’énergie solaire et à l’agriculture durable alors qu’au Liban, on met en avant le dynamisme des start-ups vertes, notamment dans le recyclage et l’écoconstruction.
Ces initiatives montrent qu’un modèle de croissance plus responsable peut aussi être inclusif. La clé : intégrer la durabilité dès la formation, dans les écoles, les instituts techniques et les universités.
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