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Tunisie – Le Choléra à nos portes ! Qu’y a-t-il lieu de faire, puisque notre honorable ministre de la santé n’en semble pas inquiété outre mesure ?

Le choléra, une maladie moyenâgeuse, qu’on croyait oubliée ou limitées aux zones défavorisées et dépourvues de moyens d’hygiène, dans le monde, réapparaît soudain et elle sévit à quelques encablures de nos frontières. L’Algérie a, en effet, déclaré deux cas de décès par la maladie et quelque 140 cas suspects dont 46 biologiquement confirmés. Sachant qu’il s’agit d’une maladie dite à transmission hydrique, c’est-à-dire, transmissible par l’eau infectée, mais aussi, par les mains souillées, les légumes et fruits arrosés par une eau infectée, Il  y a de quoi s’alarmer sérieusement, quand une maladie pareille se promène dans les rues du pays voisin. Et ce, pour plusieurs raisons :

  • D’abord, tout le monde sait qu’une majeure partie des eaux de ruissellement en Tunisie, provient des hauteurs algériennes, de même que pour la région du sud ouest, où tous les oueds de la région de Tozeur et, accessoirement de Gafsa, sont alimentés par les eaux en provenance de Ouargla, de l’autre côté de la frontière;
  • Ensuite, les dernières pluies qui ont inondé de nombreuses zones en Tunisie pourraient contaminer les puits et autres bassins de rétention, avec les eaux de ruissellement qui peuvent charrier n’importe quoi;
  • Et puis, il ne faut pas oublier que les zones tunisiennes limitrophes de l’Algérie sont habitées par des gens aux conditions modestes et qui n’ont, souvent pas, accès à l’eau potable et s’abreuvent donc des eaux de puits non contrôlés et des ruisseaux, devenus suspects;
  • Sans oublier que la Tunisie a, toujours, accueilli à bras largement ouverts nos frères algériens venant passer leurs vacances dans nos murs. Or, il se pourrait qu’il y ait, parmi les arrivants des malades, qui ne le savent pas, puisque dans la majorité des cas, la maladie est silencieuse et n’entraîne aucun symptôme chez les malades appelés porteurs sains. C’est-à-dire qu’ils ne sont cliniquement pas malades, mais peuvent transmettre la bactérie en cause de la maladie.

Donc, la situation est pour le moins qu’on puisse dire sérieuse, sinon inquiétante ! Et pour faire face à ce risque, qu’a fait notre ministère de la santé ? Rien, ou presque ! Sauf, peut-être une ou deux sorties médiatiques pathétiques de pseudo-responsables du ministère. Pas un soupçon de début de campagne de sensibilisation, si ce n’est “le scandale” paru aujourd’hui sur les pages des « prestigieuses » facultés de médecine tunisiennes, qui n’ont pas hésité à publier des documents de sensibilisations empruntés au ministère de la santé du Yémen !

Nous n’allons pas nous substituer aux pouvoirs publics pour faire leur travail, mais nous publions, ici-bas, des résumés concernant la maladie, ses causes, ses signes, son traitement et surtout sa prévention.

Tout en nous permettant, de rappeler à ces pseudo-responsables du ministère de la santé, qu’il existe, non pas un, mais plusieurs vaccins qu’il faudrait éventuellement, commencer à penser à commander, sans oublier certains antibiotiques aussi efficaces en prévention qu’en traitement de la maladie ainsi des solutions de réhydratation buvables, ou à administrer en perfusion.

Ceci, sans parler des précautions à prendre au niveau des hôpitaux, en termes de prévision de salles d’isolements et de kits de diagnostic biologique de confirmation de l’infection et tout le reste…

Mon Dieu ! Ayez pitié de notre pauvre Tunisie, lâchée entre des mains « expertes » !

Et… Que vive la révolution !!!

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