Politique

Tunisie – Le coup de gueule de Mehdi Ben Gharbia contre les « empêcheurs qui tournent en rond »

Le ministre des relations avec les instances constitutionnelles et la société civile, et des  droits de l’homme, Mehdi Ben Gharbia, a publié, ce dimanche, sur les colonnes du journal « Le Maghreb », une somme de réflexions, par rapport à l’urgence et à la réalité de la situation en Tunisie, que nous ne devrions pas perdre de vue, quelque soit l’enthousiasme suscité en nous par la réussite d’une très importante étape du processus démocratique, que sont les élections municipales.

Ben Gharbia, au risque de gâcher le plaisir de certains, a crié « non » à cette désormais habituelle politique de l’autruche, adoptée par une majorité de nos politiciens. Une politique qui consiste à tourner le dos aux vrais problèmes, et à se pourfendre en auto-félicitations pour de supposés progrès sur la voie de la démocratie, alors même que le pays croule sous les dettes et sous des problèmes quasi insurmontables.

Ben Gharbia a dit « assez » à ceux qui empêchent le pays d’avancer, prétextant un soi-disant principe de défense des pauvres et de la classe ouvrière, ou du patrimoine de l’Etat. Il a expliqué que les progrès en matière d’instauration de la démocratie, de même que l’exception tunisienne, au détours du printemps arabe, n’allaient pas nous valoir une éternelle sympathie des puissances donatrices, qui commencent à se lasser de donner l’argent de leurs contribuables, au profit d’un pays et d’un peuple qui refusent les réformes et qui ne veulent faire qu’à leur guise.

Ben Gharbia a expliqué qu’il y a, en ce moment, devant nous, des priorités qu’il va falloir exécuter en extrême urgence, sachant qu’elles seront coûteuses politiquement, dans la mesure où elles vont être mal perçues par les citoyens, mais qui seront, pour le pays, un mal nécessaire. Faute de quoi, le pays sombrera, a-t-il prévenu, dans les affres de mesures draconiennes  comme les « libérations » des fonctionnaires, et la coupe des salaires et des pensions de retraite comme cela a été nécessaire dans d’autres pays.

Ben Gharbia a expliqué que les priorités qui s’imposent à l’Etat, dans l’immédiat, sont ; la réforme des caisses sociales, l’arrêt des majorations salariales, ainsi que des recrutements dans la fonction publique, la session des entreprises étatiques qui constituent, désormais, un lourd fardeau pour l’économie nationale, ainsi que la revue de fond en comble du système de compensation et de régulation des prix, essentiellement, ceux des carburants.

Ben Gharbia a déploré les positions inflexibles de certaines parties sociales qui ont fait du blocage de ces réformes prioritaires, leur slogan de campagne, et qui ont tout fait pour qu’elles n’aboutissent pas. Il a déploré cette attitude, d’autant plus, a-t-il précisé, que ces réformes, il va bien falloir les exécuter, et il aurait mieux valu le faire avec un large consensus, sans lequel, elles vont devoir, de toutes les façons, être réalisées.

Un coup de pied dans la fourmilière,  en quelque sorte, que Ben Gharbia a tenu à faire, à ce moment précis, histoire de tenter de réveiller les consciences et de faire cesser les actions qui ne peuvent que nuire au pays et aux citoyens, sous le prétexte fallacieux de préserver leurs intérêts.

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