Tunisie – Le meilleur scénario pour la formation du prochain gouvernement… Ou comment voter pour y arriver !

La période à venir sera très critique, surtout, sur le plan économique et social. Dans ce sens, le gouvernement qui va être mis en place suite aux prochaines élections devra, obligatoirement, être formé de compétences avérées et expérimentées.

Il faut se rendre à l’évidence que la Tunisie n’a plus le temps de se permettre de donner leurs chances à des novices, sans aucune expérience ni, de redonner de nouveaux mandats à des gens qui ont montré leurs limites dans leurs domaines ou dans les domaines qui leur avaient été confiés.

Le prochain gouvernement devra être composé de compétences, sans pour autant qu’ils soient des indépendants.  D’ailleurs, il serait très important que le prochain gouvernement ait des références politiques. Car, si on fait appel à des indépendants, sous prétexte qu’ils sont des technocrates purs et durs, on va buter contre deux écueils de taille. D’abord, les formations politiques vont s’évertuer à leur barrer la route et les empêcher de faire leur boulot, ou de faire passer les textes et les dispositions nécessaires. Ensuite, ces technocrates indépendants pourraient, à la limite, faire n’importe quoi, sans avoir la hantise d’être inquiétés plus tard, puisque ce ne seront pas les personnes que le tunisien va évaluer et, éventuellement, sanctionner. Ce seront les formations politiques qui ont proposé et soutenu l’équipe gouvernementale, en cas d’échec, voire d’aggravation de la crise.

Donc, le vrai deal, en cette semaine, sera de savoir élire des représentants du peuple capables de proposer un vrai gouvernement de crise, apte à gérer et dépasser les difficultés actuelles. Et il va falloir éviter autant que possible les députés indépendants qui auront tout à gagner, rien à perdre, si après leur période d’investiture, ils échouent à faire passer leurs programme, car les électeurs, dans cinq ans, ne vont pas leur demander des comptes, à eux, mais aux formations politiques présentes sous le dôme du Bardo.

Du coup, l’électeur ne va pas avoir une palette de choix assez large. Si on veut, réellement s’en sortir, il va falloir nécessairement, voter pour un ou deux, voire à la limite, trois partis, connus pour compter dans leurs rangs les compétences qu’il faut, pour composer le prochain gouvernement et gérer la trop délicate période à venir. Il faudra, aussi, éviter autant que possible, les votes inutiles pour des personnages folkloriques, sous le prétexte de vouloir crier sa rage, sa haine et son ras-le-bol, à la face de la classe politique qui a gouverné durant la période précédente, et la punir, quitte à s’auto flageller et se doter d’un parlement d’incompétents incapables de former un gouvernement qui se respecte et qui respecte les désirs et les soucis du tunisien !

A bon entendeur… Salut !

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