Tunisie: Le quotidien Assabah empêche-t-il ses journalistes d’informer le public?

Salah Attia et Ammar Nmiri ont protesté, mardi 17 avril 2012, lors de la cellule de communication au cours de laquelle Noureddin Bhiri ministre de la justice a tenu un point de presse. Cette action intervient suite à la décision prise par Kamel Smeri, directeur du journal Assabah, depuis plus d’un mois, à  l’encontre de ces deux  journalistes consistant à suspendre leurs  activités au sein du journal.

Salah Attia et Ammar Nmiri portaient sur le front des bandanas sur lesquels était inscrit «un journaliste privé de rédaction après  la Révolution»,en signe de rejet et de protestation contre cette décision.

La mesure de sanction de geler les activités professionnelles de ces deux journalistes est intervenu dans le sillage de la publication d’articles concernant des affaires de trafic d’armes et d’abus de pouvoirs…, ont-ils indiqué.

Bien qu’ils travaillent toujours au quotidien Assabah, ils demeurent interdits de rédaction sans motif convaincant, chose qui est insensée et inacceptable pour un journaliste.

Les questions qui se posent pour le moment: Pourquoi le syndicat national  des journalistes tunisiens (SNJT) n’est pas intervenu dans cette affaire ? Le SNJT portera-t-il plainte contre le directeur du journal Assabah pour abus de pouvoir,  ou va-t-il se taire  ?

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