Politique

Tunisie – Les entretiens de BCE à Riyad qui fâchent à Montplaisir

Le président de la République, Béji Caïed Essebsi, a eu ce dimanche, en marge de sa participation aux travaux du sommet arabe qui se tient à Dahran, en Arabie Saoudite, une série d’entretiens avec un certain nombre de ses homologues. Des entretiens qui ne doivent, certainement, pas plaire à ses « amis » de Montplaisir, à Tunis.

En effet, et comme s’il était entrain de le faire exprès, pour narguer les islamistes d’Ennahdha, Béji Caïed Esssebsi a enchaîné les entretiens avec des chefs d’Etats arabes qui sont franchement et sans la moindre équivoque, les ennemis jurés de la confrérie des frères musulmans.

BCE s’est, en effet, affiché en compagnie du vice président des Emirats Arabes Unis, le Cheikh Mohamed Bin Rached Al Mektoum, puis avec le souverain        d’Arabie Saoudite, le Roi Salmane Bin Abdelaziz et enfin, cerise sur le gâteau, avec le président égyptien Abdelfattah Al Sissi.

Les entretiens ont porté sur les « relations exemplaires » de la Tunisie avec ces pays frères, ainsi que les moyens de les renforcer et de les promouvoir.  Les images qui parvenaient à partir de Dahran n’avaient rien pour calmer les appréhensions des islamistes d’Ennahdha, car ils voyaient le président Beji Caïed Essebsi discuter de façon détendue et cordiale, voire joviale, avec ses homologues. Or, les islamistes d’Ennahdha redoutent plus que tout au monde, le moindre rapprochement entre la Tunisie et ces pays, avec lesquels ils avaient tout fait, durant leur passage au pouvoir, pour ruiner les relations. Et le comble, pour eux, c’était d’entendre que la Tunisie a été sollicitée par les monarchies du golfe, pour accueillir le prochain sommet arabe. De quoi enrager certaines “têtes” du côté de Doha ou d’Istanbul.

Il va, donc, falloir s’attendre à des réactions plus ou moins violentes de la part des islamistes tunisiens, qui vont, très probablement, se retourner contre leur allié BCE, car il a eu la mauvaise idée de choisir un timing assassin pour déclencher ce processus de rapprochement avec leurs ennemis, puisqu’il ne reste guère que quelques semaines au scrutin des municipales, grâce auquel ils espéraient reprendre le contrôle du pays en partant des provinces acquises à leur démagogie. Et maintenant, avec ce rapprochement tant redouté, il risque fort d’y avoir des « choses » qui vont tout remettre en cause.

 

 

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