Tunisie – Les tunisiens ont besoin d’actes et de faits et non pas de discours

Sentant la grogne monter un peu partout dans le pays, le chef du gouvernement s’est trouvé dans l’obligation d’opérer une sortie médiatique pour s’adresser aux citoyens, histoire de les calmer, un tant soit peu.

Mais aux premières constatations, le discours de Youssef Chahed n’a pas réussi à convaincre les gens. Pire encore, il a été, en quelque sorte, à l’origine d’un regain de colère et de désespoir, nourrit, bien évidemment, par les interventions d’une opposition qui ne sait que s’opposer.

Les promesses de Youssef Chahed, malgré toute sa bonne volonté, n’auront pas convaincu les tunisiens. Çà fait, en effet, des années que les tunisiens ne croient plus aux promesses et veulent des actes, du concret. Cequ’ils veulent, en ce moment, est en rapport avec leur pouvoir d’achat élimé.

En suivant les paroles et promesses de certains de ses ministres, Youssef Chahed a, sans s’en rendre compte, ravivé les douleurs du tunisien. Quand il assure qu’il va, à l’occasion du mois de Ramadan, tout mettre en œuvre pour préserver le pouvoir d’achat et lutter de façon efficace contre les spéculateurs, ainsi que d’obtenir des baisses de prix sur certains produits, quand il assure que tous les produits de consommation, comme les légumes, le lait et autres, seront disponibles en quantité suffisante… En répétant ce que ses ministres le lui ont assuré, Chahed s’est attiré la foudre des citoyens qui se posent la question de savoir si, du moment que le gouvernement est capable de contrôler les prix, pourquoi ne le fait-il qu’à l’occasion de Ramadan ? Pourquoi le tunisien a-t-il le droit de manger, seulement un mois l’an ?

Le chef du gouvernement aurait pu réussir une excellente sortie médiatique, voire, opérer un miracle, s’il avait annoncé des actes plus concrets, comme par exemple, la mise à l’écart des ministres que les tunisiens tiennent, plus que les autres, pour responsables de leur misère, à savoir celui de l’agriculture qui n’arrive à rien contrôler et qui ne fait pas le poids devant les spéculateurs et les professionnels qui le font danser comme bon leur semble, surtout quand il prétend, à chaque fois qu’il y a une pénurie, que le produit en question ne fait pas partie des traditions culinaires du tunisien.

L’autre ministre dont l’incompétence ne fait plus aucun doute et dont la mise à l’écart, aurait pu refroidir la tension qui monte dans la société, est celui du Commerce qui ne réussit à rien faire, sauf aggraver le déficit de la balance commerciale, se plier à la volonté des mafias du marché, qui n’arrive pas à juguler la contrebande et qui ne peut, même pas, se faire entendre par ses agents. Puisque les contrôleurs économiques ont osé se rebeller, hier, contre ses décisions et ont affiché leur refus net de travailler de façon particulière pendant cette campagne que veut mener le chef du gouvernement.

En fait, on a beau se creuser les méninges, personne n’arrive à comprendre l’obligation pour Youssef chahed de garder dans son cabinet des ministres aussi incompétents qui sont des boulets qu’il est obligé (nul ne sait pourquoi) de traîner à ses chevilles !

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