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Tunisie – L’Etat ne semble pas saisir l’urgence de la situation

Tunisie – L’Etat ne semble pas saisir l’urgence de la situation

La situation épidémiologique du covid19 étant ce qu’elle est en Tunisie, et sa gravité n’ayant plus besoin d’être démontrée. Les autorités de l’Etat semblent être les seules à ne pas se rendre compte de la gravité de la situation et de l’urgence que çà revêt.

Tout le monde s’affole, et pour cause ! Les personnels soignants sont au bout du rouleau. Ils sont épuisés et n’en peuvent plus. Ils ont été, plus que les autres, touchés de plein fouet par la maladie. Les hôpitaux, et depuis quelques semaines, les cliniques privées saturent à plus de 100% de leur capacité. Plus un seul lit de réanimation en encore moins d’oxygène n’est disponible. Le nombre des malades enregistre chaque jour, des records absolus. Les morts ne se comptent plus. Les médecins sont inquiets parce qu’ils sont en train de voir de plus en plus de cas graves d’emblée à évolution fatale. L’oxygène vient à manquer, comme bon nombre de médicaments. Les vaccins tardent à venir, alors que de nombreux autres pays ont, déjà, entamé leurs campagnes de vaccination.

Le ministre de la santé ne réagit pas et ne fait rien. D’ailleurs on ne peut décemment, pas demander quelque chose à un ministre qui se sait sur le départ. Ses collaborateurs ne savent plus où donner de la tête entre leur travail scientifique, les contraintes des politiques, la sollicitation du chef de l’Etat, et pour quelques uns, la campagne de la course vers le poste de ministre de la santé.

Et, devant cette situation désastreuse, c’est au gouvernement de réagir et de prendre en charge le dossier. Car, devant la défaillance du ministre de la santé, il est du devoir du chef de gouvernement de prendre les choses en main, puisqu’il y a péril en la demeure. Mais une partie de son équipe ne semble pas se rendre compte, justement, de l’urgence de la situation. Ils réagissent comme ils réagiraient face à un dossier routinier normal, comme si la vie de milliers de tunisiens n’en dépendait pas. Ils attendent une certaine hypothétique réunion, d’une commission, qui ne saurait, à leur goût, être avancée de quelques jours.

Ils auraient, pourtant du faire l’effort de prendre le problème à bras le corps et accélérer l’examen de la situation. D’autant plus que le chef du gouvernement dispose du temps pour le faire, puisque son agenda indique qu’il n’a eu aucune activité d’importance, vendredi dernier et aujourd’hui lundi.

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