L’année 2026 focalise particulièrement le débat sur les investissements publics dans les grands projets d’infrastructures, leurs ressources de financement et leur impact sur les équilibres macroéconomiques.
On attend aussi de l’investissement privé qu’il sorte de l’ombre du public, qu’il gagne en volume et s’installe durablement comme locomotive de la croissance nationale.
Une information qui gagne en pertinence
Les enquêtes de structures spécialisées recueillent des données périodiques sur les dépenses d’investissement des entreprises. Les enquêtes des ministères essayent de gagner en pertinence à travers les résultats détaillés et publiés, à cet effet.
L’investissement dans l’agriculture est connu, d’une façon exhaustive, par le ministère de tutelle. Certaines notes de conjoncture recueillent les intentions des chefs d’entreprises en matière d’investissement, d’autres rapports portent plus sur des variables d’environnement (concurrence, climat des affaires) et de comportement (accès au financement, relations à l’administration).
D’autres sources donnent des informations sur les investissements immatériels, la création d’entreprises ou les IDE. Les projets soumis à certaines grandes instances des investissements sont des annonces concernant en premier lieu les secteurs stratégiques.
En somme, le tableau de l’investissement privé est un assemblage d’éléments que les comptables nationaux exploitent pour leurs analyses et évaluations.
Chiffres clés
Toute appréciation sur l’investissement privé est assez importante. L’évolution de l’investissement global dans l’économie est positive : la FBCF représente en moyenne 13,35% du PIB en 2024. On estime, en général, que la part des investissements privés est d’environ 15,5% du PIB.
Tenant compte de ces données, le secteur privé est une véritable locomotive de la croissance. En augmentant sa part dans l’investissement global au tiers dans les cinq prochaines années comme le suggéraient certaines orientations renforce son rôle et le valorise pleinement.
La stratégie macroéconomique est globalement favorable à l’investissement. Le soutien continu de l’État à l’investissement privé est de plus en plus conséquent.
Et pour cause, les autorités de tutelle et les agences d’appui comme la FIPA se fixent des objectifs ambitieux pour attirer jusqu’à 4 milliards de dinars d’investissements directs étrangers (IDE) en 2026, contre 3,4 milliards prévus en 2025. Ce renforcement soutient les investissements privés dans des secteurs à forte valeur ajoutée (industrie, numérique, automobile, etc.).
La gestion déconcentrée de l’investissement
Le programme gouvernemental relatif à la gestion déconcentrée de l’investissement revient, largement, sur la nécessité d’alléger les procédures réglementaires et de créer un cadre juridique à même de garantir la sécurité des investisseurs, ainsi que la mise en jeu d’une concurrence saine et loyale.
Actuellement, le nouveau projet de la loi sur l’investissement se donne comme objectif la promotion du secteur privé comme force motrice effective de l’économie nationale. Des mesures de soutien innovants couvrant toutes les catégories d’investissement sont mises en place.
Les conditions de l’acte d’investir et d’entreprendre ont été améliorées et un environnement propice à l’innovation a été initié. Les relations entre les établissements publics et le secteur privé ont été renforcées par, entre autres, la relative amélioration des délais de paiement, la réforme du cadre juridique régissant la commande publique et la définition des nouvelles orientations générales de la stratégie nationale en matière de PPP. La visibilité sectorielle a été clarifiée avec l’adoption de plans sectoriels novateurs dans l’agriculture, l’industrie ou le tourisme et la refonte de la stratégie digitale.
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