Politique

Tunisie – Mohsen Marzouk répond aux menaces de Rached Ghannouchi et d’Ennahdha

Le secrétaire général du parti Al Machrou3, Mohsen Marzouk, a répondu, ce dimanche, via sa page facebook, aux menaces réitérées par le parti Ennahdha, et son président Rached Ghannouchi, aux citoyens et autres partis politiques.

En effet, le bureau d’Ennahdha a publié, il y a deux jours, qu’il a la ferme intention de poursuivre en justice toute personne, ou tout organe de presse qui s’active à le dénigrer et à le critiquer ainsi que ses dirigeants. Par ailleurs, le président d’Ennahdha a déclaré, ce dimanche que celui qui prétend qu’Ennahdha n’est pas un  parti politique civil, est en train de parier sur une guerre civile, et ce en réponse à la déclaration d’un député du front populaire. Rached Ghannouchi a fait remarquer qu’Ennahdha compte un million et demi de votants, et personne n’a le droit de les ignorer ou de vouloir les jeter à la mer, et que dans ce cas, le risque de guerre civile est important.

En réponse à cette offensive d’Ennahdha, Mohsen Marzouk a expliqué que cette « réaction » témoigne que le parti et sa direction, sont loin de l’esprit de la démocratie et de l’acceptation de l’avis de l’autre, et que le fait de vouloir porter plainte contre tout le monde témoigne de la volonté du parti de revenir à la case de la censure, et de faire taire ses opposants. Ce qui tient plutôt de l’anti-démocratie.

Marzouk a fait remarquer que n’importe qui a le droit de critiquer n’importe qui, y compris Ennahdha. Et il a ajouté que celui qui critique Ennahdha ne critique pas un million et demi de tunisiens, mais bien, une poignée de dirigeants, ou, à la limite, les partisans du parti, ce qui demeure bien en deçà du million et demi de votants. Il a expliqué que le recours volontaire à cet amalgame entre dirigeants d’un parti, et une frange de la population, a été voulu pour pouvoir menacer d’une guerre civile qui opposerait cette frange de la population au reste du pays.

Commentaires

Haut