Politique

Tunisie – Et maintenant… Que tout le monde assume ses responsabilités !

Rien ne va plus en Tunisie ! D’échec en échec et de scandale en scandale, le pays ne cesse, depuis l’avènement de la Révolution “sacrée” de 2011, de dévaler encore et encore dans les abîmes de la désolation et de la misère. Le tout par la faute d’une élite qui n’a, apparemment pas encore fini de nous étonner par ses « performances », aussi bien en matière de politique qu’en matière de de la gestion du pays.

Depuis 2011, la Tunisie est passée d’un pays qui se respecte et qui sait se faire respecter à un pays exportateur de terreur et de terrorisme, puis un pays déserté par sa jeunesse prête à affronter la mort en pleine mer, pour fuir la misère. Un un pays surendetté qui demande la charité, juste pour payer ses salariés, et pour finir, il est devenu un Etat voyou, qui encourage l’évasion fiscale et certainement le blanchiment d’argent. Tout ceci, en attendant de nouvelles performances…

Mais le dernier point vaut bien qu’on s’arrête dessus, un tant soit peu, histoire de donner une idée précise sur l’étendue du désastre qui s’est abattu sur les têtes des pauvres tunisiens. Car en effet, alors même que notre élite fait semblant de tomber des nues et ne rien comprendre, allant, même, à pousser l’audace jusqu’à accuser la commission européenne qui nous a taxés de paradis fiscal, d’impartialité, et d’on ne sait quelle autre histoire relevant de leur sacro-sainte théorie du complot, les tunisiens, eux, risquent de se retrouver sur le carreau.

C’est à cause de l’incompétence, de la nonchalance et du manque de professionnalisme de nos dirigeants qu’il ne sera, désormais, plus question d’aucune aide financière de la part des pays européens, ni même, du moindre investisseur qui osera braver l’interdiction, de peur de se voir accusé de blanchir son argent chez nous.

Donc, en plus clair, il est fort possible, que dès le mois prochain, les fins limiers des finances qui veillent sur notre sort, sortent pour nous annoncer qu’il n’y aura pas de salaires, faute de versement des crédits promis par les européens.

Entre temps, nos dirigeants ne se soucient guère de notre sort, leur seul intérêt étant la prospection d’un hypothétique avenir politique. Laissant le contribuable à son misérable sort. Il en est de même pour la crème de la crème de nos politiciens qui squattent l’ARP et qui se bataillent pour arracher une présence perpétuelle sur nos écrans.

Car il faudrait savoir que si le gouvernement n’a rien fait depuis novembre 2016, quand il a su qu’on était « éligible » pour la liste noire des paradis fiscaux, il est, très certainement, fautif et coupable. Mais, même s’il avait voulu passer les réformes et les lois exigées par la commission européenne, il se serait, très probablement, heurté à nos « révolutionnaires » de l’ARP, avec leur sens poussé du patriotisme qui les empêche d’obéir aux conditions des « impérialistes » et des « colonialistes ».

Donc, et pour conclure, il est plus que temps, maintenant, pour que tout le monde assume ses responsabilités, à commencer par le chef du gouvernement et ses ministres en charge du dossier des finances, en passant par les députés qui ne font qu’empêcher le monde de tourner, pour arriver au sommet de l’Etat. Béji Caïed Essebsi devrait mettre tout le monde au pas et exiger de mettre un terme à la mascarade que nous vivons depuis un certain temps.

Dans ce sens, il faudrait peut-être commencer par interdire qu’il y ait un seul ministre « politique » et exiger que ceux qui veulent intégrer le gouvernement soient des technocrates compétents et efficaces, et qui, renonçant à toute carrière politique et s’engageant à ne briguer aucun mandat.  Comme il serait, opportun de revoir ce système politique hybride et non fonctionnel, qui ne pourra jamais faire avancer les choses.

Trop, c’est trop ! Il est plus que temps que Béji Caïed Essebsi sonne, pour de bon, la fin de la récréation.

 

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