A la une

Tunisie – Mystère des snipers : Début de piste à Jendouba ?

Tunisie – Mystère des snipers : Début de piste à Jendouba ?

La grande inconnue qui demeure et persiste lancinante, quand on parle de « printemps arabe » ou de « révolution du jasmin », est sans aucun doute, celle des Snipers, tant dénoncés, tant recherchés et jamais retrouvés ni identifiés.
Le mystère, puisque mystère il y a, est que les tunisiens abattus lors de la révolution par des snipers, ont été tirés comme des lapins, avec la volonté ferme de tuer, en témoignent les blessures et les impacts de balles.
Ces snipers et leurs « exploits » ont contribué en très grande partie à l’embrasement de la colère populaire en Tunisie et ailleurs dans les pays de la zone qui sont passés par le même scénario. Mais le problème, c’est que ces « héros » de la révolution demeurent inconnus jusqu’à cette heure. Est-ce par excès de « modestie », de la part de gens qui ne veulent pas être remerciés pour leurs exploits, ou par une volonté ferme de la part de certains « décideurs » qui ne veulent pas, ou qui n’ont pas intérêt, à ce que l’identité de ces « faiseurs de printemps » ne s’ébruite ?
Toujours est-il que ce sont les policiers et même les soldats tunisiens, qui ont été pointés du doigt, au moment des faits. Certains en ont même payé les frais de leur vie. Il faut dire que cela arrangeait peut-être de nombreuses parties, que de présenter ces policiers mal aimés comme les fils du diable, en personne.
Pourtant, ces agents de l’ordre et autres hommes d’armes en Tunisie avaient à leur décharge, le fait que les balles utilisées pour tirer les manifestants ne faisaient pas partie des munitions dont ils disposaient dans leur arsenal. Mais rien n’y a fait. Et même la justice en charge des dossiers des martyrs de la révolution, a rechigné pour ordonner l’extraction des balles des corps des victimes et leur expertise balistique.
Et le mystère demeura longtemps aussi épais qu’aux premiers jours, ci ce n’est…
Si ce n’est que dernièrement, et plus précisément à l’occasion de l’attaque perpétrée par des hommes qui se revendiquent d’Al Qaïda, contre le domicile du ministre de l’intérieur, Ben Jeddou, que ces armes de précision, ou plutôt leurs munitions, ont refait parler d’eux. En effet, il apparaitrait que durant cet assaut des armes de précision utilisant des munitions de calibre (7.62), ont été utilisés contre les agents de polices tués à l’occasion.
Mais la nouvelle est vite passée sous silence, et n’a pas soulevé l’intérêt d’une quelconque partie officielle.
Mais ne voilà-t-il pas que ce vendredi matin, ces armes réapparaissent au premier plan ! Car suite à l’accrochage qui s’est déroulé hier soir dans la région de Fernana entre les forces de l’ordre et des individus armés, présumés terroristes, et suite à la mort de deux de ces derniers, les services de la garde nationale ont pu mettre la main sur un arsenal de guerre qu’ils détenaient, et parmi lequel figurait un fusil de précision de type Kalachnikov, connu pour être le fusil de précision utilisé par les milices islamistes et utilisant, justement, des balles de calibre (7.62).
Alors, est ce qu’on va pouvoir espérer commencer à connaitre, ne serait-ce que par bribes, les vérités concernant les fameux snipers de janvier 2011 ? Et dans ce cas, que viennent faire là dedans les guerriers d’AQMI ?
Serait-il possible que ces guerriers, dont on avait bien dit qu’ils avaient élu domicile dans le maquis d’Echaâmbi depuis 2009, soient derrière le meurtre de sang froid des manifestants de janvier 2011 ?
Mais dans ce cas… Décidément, il va y en avoir du chambardement dans l’air, et surtout, dans les cervelles de beaucoup de gens qui voulaient… et qui vont finir par comprendre !

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Commentaires

Haut